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L’Alzheimer a renforcé la complicité chez les Panneton

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L’Alzheimer a renforcé la complicité chez les Panneton

SOCIÉTÉ. Famille de plombiers dont l’atelier jalonne le boulevard Dagenais depuis plus de 50 ans, dans Fabreville, les Panneton doivent composer avec la maladie de leur patriarche Robert depuis 2009, alors que le plus vieux des 3 fils l’accueille désormais chez lui à temps plein.

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Ancrée depuis longtemps à Laval, cette famille a bien voulu témoigner de son expérience à l’occasion de la campagne nationale de sensibilisation à l’Alzheimer.

«Il y a 2 ans, une amie de longue date m’a dit: place-moi donc ça cette affaire-là, raconte Serge Panneton, 63, ans, qui a repris l’affaire familiale Robert Panneton Inc. qui opère principalement dans la plomberie industrielle et institutionnelle. Ce genre de commentaire est rare, mais fait mal. Nous venons de recevoir un appel du CHSLD, un lit s’étant libéré. J’ai dit non, n’étant pas encore prêt.»

Ce refus aura pour conséquence que la demande des Panneton pour un hébergement longue durée retourne en bas de la liste d’attente.

«Il faut dire que depuis que nous sommes en contact avec la Société Alzheimer Laval et sa Maison Francisco-Bellini, cela a représenté un soulagement, de continuer Susan Mcallister, soulignant la valeur du transport adapté de la STL. J’aime beaucoup mon beau-père et c’est plaisant de le voir stimulé. Là-bas, il joue, il chante. Son plus grand bonheur demeure quand je le branche sur son iPad avec ses écouteurs. Il nous prend souvent par surprise en se mettant à chanter!»

Évolution lente

Les premiers signes classiques de l’Alzheimer ont débuté peu avant une visite déterminante chez son médecin pour Robert Panneton. Depuis quelque temps, cet homme vigoureux cherchait souvent ses mots, éprouvait des pertes de mémoire de plus en plus fréquentes.

«Grand joueur de cartes et en tant que chef d’entreprise, mon père est un être qui socialisait beaucoup, aimant jaser avec le monde, relate Serge Panneton, qui a grandi sur la rue Eugène avec ses frères. Sauf que là, bien qu’il fût toujours de bonne humeur, un désintérêt et des silences commençaient à poindre. Il se grattait souvent la tête en nous disant qu’il ne savait plus ce qui se passait, que sa tête n’allait pas.»

En 2014, quand Robert Panneton a commencé à perdre son sens de l’orientation, notamment lors de promenades avec son petit chien, l’aîné, sa belle-fille et leurs enfants ont décidé de l’accueillir dans la maison faisant face à la rivière des Mille Îles.

«C’est une question de sécurité et ça permet de travailler la tête tranquille, d’affirmer le fils sous le regard approbateur de son père. Il a fallu faire le deuil de l’homme discipliné et professionnel qu’il était, mais cela a fait place à une autre sorte d’attachement.»

«Chaque jour, on s’habitue à le côtoyer, de mentionner Julie, 21 ans, aux côtés de son frère Robert, 18 ans, les petits-enfants de la maison. Notre grand-père nous fait encore beaucoup rire encore, C’est une belle expérience qui nous a permis de tous nous rapprocher. On ne manque pas de souvenirs en photos et vidéos!»

«Chaque échange garde toute sa valeur, ajoute Serge Panneton. Mon père est encore capable de comprendre l’humour ou de s’exprimer si quelque chose ne va pas.»

Notons que durant tout le mois de janvier, la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer (FQSA) et ses 20 Sociétés régionales rappellent à tous que chaque personne atteinte est un être à part entière faisant partie intégrante de la société. «Un être ne se limite pas à la maladie. Elle est la même personne avant et après avoir reçu son diagnostic. Ce sont des êtres humains qui ont besoin de contact humain, compassion et d’amitié et il nous appartient à toutes et tous de se responsabiliser devant la maladie afin de mieux les soutenir, avec dignité et respect», peut-on lire dans lire dans leur communiqué.

Voyages et autres activités, les Panneton intègrent leur patriarche dans toutes les sphères de leur vie malgré la maladie.
Voyages et autres activités, les Panneton intègrent leur patriarche dans toutes les sphères de leur vie malgré la maladie.  ©Photo – Photo gracieuseté – Julie Panneton

Ancrée depuis longtemps à Laval, cette famille a bien voulu témoigner de son expérience à l’occasion de la campagne nationale de sensibilisation à l’Alzheimer.

«Il y a 2 ans, une amie de longue date m’a dit: place-moi donc ça cette affaire-là, raconte Serge Panneton, 63, ans, qui a repris l’affaire familiale Robert Panneton Inc. qui opère principalement dans la plomberie industrielle et institutionnelle. Ce genre de commentaire est rare, mais fait mal. Nous venons de recevoir un appel du CHSLD, un lit s’étant libéré. J’ai dit non, n’étant pas encore prêt.»

Ce refus aura pour conséquence que la demande des Panneton pour un hébergement longue durée retourne en bas de la liste d’attente.

«Il faut dire que depuis que nous sommes en contact avec la Société Alzheimer Laval et sa Maison Francisco-Bellini, cela a représenté un soulagement, de continuer Susan Mcallister, soulignant la valeur du transport adapté de la STL. J’aime beaucoup mon beau-père et c’est plaisant de le voir stimulé. Là-bas, il joue, il chante. Son plus grand bonheur demeure quand je le branche sur son iPad avec ses écouteurs. Il nous prend souvent par surprise en se mettant à chanter!»

Évolution lente

Les premiers signes classiques de l’Alzheimer ont débuté peu avant une visite déterminante chez son médecin pour Robert Panneton. Depuis quelque temps, cet homme vigoureux cherchait souvent ses mots, éprouvait des pertes de mémoire de plus en plus fréquentes.

«Grand joueur de cartes et en tant que chef d’entreprise, mon père est un être qui socialisait beaucoup, aimant jaser avec le monde, relate Serge Panneton, qui a grandi sur la rue Eugène avec ses frères. Sauf que là, bien qu’il fût toujours de bonne humeur, un désintérêt et des silences commençaient à poindre. Il se grattait souvent la tête en nous disant qu’il ne savait plus ce qui se passait, que sa tête n’allait pas.»

En 2014, quand Robert Panneton a commencé à perdre son sens de l’orientation, notamment lors de promenades avec son petit chien, l’aîné, sa belle-fille et leurs enfants ont décidé de l’accueillir dans la maison faisant face à la rivière des Mille Îles.

«C’est une question de sécurité et ça permet de travailler la tête tranquille, d’affirmer le fils sous le regard approbateur de son père. Il a fallu faire le deuil de l’homme discipliné et professionnel qu’il était, mais cela a fait place à une autre sorte d’attachement.»

«Chaque jour, on s’habitue à le côtoyer, de mentionner Julie, 21 ans, aux côtés de son frère Robert, 18 ans, les petits-enfants de la maison. Notre grand-père nous fait encore beaucoup rire encore, C’est une belle expérience qui nous a permis de tous nous rapprocher. On ne manque pas de souvenirs en photos et vidéos!»

«Chaque échange garde toute sa valeur, ajoute Serge Panneton. Mon père est encore capable de comprendre l’humour ou de s’exprimer si quelque chose ne va pas.»

Notons que durant tout le mois de janvier, la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer (FQSA) et ses 20 Sociétés régionales rappellent à tous que chaque personne atteinte est un être à part entière faisant partie intégrante de la société. «Un être ne se limite pas à la maladie. Elle est la même personne avant et après avoir reçu son diagnostic. Ce sont des êtres humains qui ont besoin de contact humain, compassion et d’amitié et il nous appartient à toutes et tous de se responsabiliser devant la maladie afin de mieux les soutenir, avec dignité et respect», peut-on lire dans lire dans leur communiqué.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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