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La Ville ferme 19 salons érotiques et règlemente plus sévèrement

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La Ville ferme 19 salons érotiques et règlemente plus sévèrement

SOCIÉTÉ. Après ne pas avoir renouvelé le permis annuel de 19 des 20 salons de massage érotique essaimés sur son territoire, la Ville de Laval serre la vis aux commerces du genre en les contingentant à une seule zone et  en limitant leur nombre à cinq seulement dans ledit secteur.

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Le conseil municipal a entériné le réaménagement de son règlement L-2000 lors de sa séance ordinaire du 16 janvier.

«La Ville agit dès maintenant en suspendant l’émission de tout permis ou certificat pour un immeuble non conforme à la nouvelle réglementation, a déclaré Sandra Desmeules, membre du comité exécutif et responsable des dossiers de sécurité civile et publique. Les établissements visés devront effectuer une nouvelle demande de certificat d’occupation et permis de massage, le cas échéant, et relocaliser leurs activités à l’intérieur de la nouvelle zone IA-13.»

Des 14 zonages qui permettaient la présence d’établissements à caractère érotique (bar de danseuses, boutique érotique, restaurant sexy, cinéma, salon de massage), l’île Jésus n’en comprendra désormais qu’un seul, appelé IA-134, compris entre l’autoroute 440 au sud, la rue Berlier au nord, l’autoroute 15 à l’ouest et le boulevard Industriel à l’est.

En ce moment, le quadrilatère accueille deux commerces, soit une boutique érotique et un salon de massage. La superficie des établissements ne pourra excéder 250 mètres carrés de plancher utilisable.

Autre élément, il sera interdit d’avoir une école, garderie ou maison de jeunes dans ce nouveau zonage ou à moins de 30 mètres d’un lieu à caractère érotique.

Finalement, toute enseigne sur poteau ou tout panneau d’affichage annonçant un établissement à caractère érotique sera proscrit dans la nouvelle zone industrielle IA-134.

Le scandale Aria

En mars 2016, près de deux ans après un premier avis d’infraction, la Ville de Laval avait montré ses couleurs en déposant une plainte à l’encontre du salon érotique Aria Massage qui jouxtait la Maison des Jeunes de l’Est de Laval et se situait à moins de 150 mètres de l’école primaire L’Envol, boulevard de la Concorde Est, dans Duvernay. L’endroit a été définitivement fermé il y a quelques mois.

«Dans la dernière année, on a vécu des situations qui n’ont aucun sens, d’affirmer Sandra Desmeules. On essaie d’éduquer nos jeunes, non pas les influencer par la proximité d’établissements où il y a de l’exploitation sexuelle.»

En février 2016, les activités d’un club échangiste ayant cours dans une résidence privée, à deux pas de l’école primaire Charles-Bruneau, avaient aussi été révélées publiquement.

Tolérance zéro

Mme Desmeules a prévenu que les gens dont les permis étaient révoqués ont été informés des raisons soutenant cette décision. En 2017, 59 inspections policières ont mené à la remise de 63 constats d’infraction, principalement en raison d’un uniforme inadéquat (déshabillé, tenue légère, nudité), d’une propreté insuffisante ou de l’absence d’un permis.

Du côté de la Police de Laval, on s’est dit prêt à faire respecter la nouvelle règlementation et d’agir en conséquence si un usage mercantile à caractère érotique se pratique en clandestinité dans des zones désormais interdites. «On est dans un plan global de lutte contre l’exploitation sexuelle», a rappelé Alain Meilleur, inspecteur-chef aux enquêtes criminelles.

À la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), dont fait partie 50 groupes et 150 membres individuels, on s’est réjouis de la décision en apportant certains bémols.

«C’est toujours un pas dans la bonne direction que de diminuer ces lieux contribuant au recrutement et à la prostitution en banalisant la chose, de mentionner sa responsable des communications, Éliane Legault-Roy. Toutefois, offrira-t-on des alternatives à ces femmes? Leur donnera-t-on le soutien nécessaire pour les aider à se sortir de l’industrie du sexe? Ce sont les actions que nous préconisons à la CLES.»

Le conseil municipal a entériné le réaménagement de son règlement L-2000 lors de sa séance ordinaire du 16 janvier.

«La Ville agit dès maintenant en suspendant l’émission de tout permis ou certificat pour un immeuble non conforme à la nouvelle réglementation, a déclaré Sandra Desmeules, membre du comité exécutif et responsable des dossiers de sécurité civile et publique. Les établissements visés devront effectuer une nouvelle demande de certificat d’occupation et permis de massage, le cas échéant, et relocaliser leurs activités à l’intérieur de la nouvelle zone IA-13.»

Des 14 zonages qui permettaient la présence d’établissements à caractère érotique (bar de danseuses, boutique érotique, restaurant sexy, cinéma, salon de massage), l’île Jésus n’en comprendra désormais qu’un seul, appelé IA-134, compris entre l’autoroute 440 au sud, la rue Berlier au nord, l’autoroute 15 à l’ouest et le boulevard Industriel à l’est.

En ce moment, le quadrilatère accueille deux commerces, soit une boutique érotique et un salon de massage. La superficie des établissements ne pourra excéder 250 mètres carrés de plancher utilisable.

Autre élément, il sera interdit d’avoir une école, garderie ou maison de jeunes dans ce nouveau zonage ou à moins de 30 mètres d’un lieu à caractère érotique.

Finalement, toute enseigne sur poteau ou tout panneau d’affichage annonçant un établissement à caractère érotique sera proscrit dans la nouvelle zone industrielle IA-134.

Le scandale Aria

En mars 2016, près de deux ans après un premier avis d’infraction, la Ville de Laval avait montré ses couleurs en déposant une plainte à l’encontre du salon érotique Aria Massage qui jouxtait la Maison des Jeunes de l’Est de Laval et se situait à moins de 150 mètres de l’école primaire L’Envol, boulevard de la Concorde Est, dans Duvernay. L’endroit a été définitivement fermé il y a quelques mois.

«Dans la dernière année, on a vécu des situations qui n’ont aucun sens, d’affirmer Sandra Desmeules. On essaie d’éduquer nos jeunes, non pas les influencer par la proximité d’établissements où il y a de l’exploitation sexuelle.»

En février 2016, les activités d’un club échangiste ayant cours dans une résidence privée, à deux pas de l’école primaire Charles-Bruneau, avaient aussi été révélées publiquement.

Tolérance zéro

Mme Desmeules a prévenu que les gens dont les permis étaient révoqués ont été informés des raisons soutenant cette décision. En 2017, 59 inspections policières ont mené à la remise de 63 constats d’infraction, principalement en raison d’un uniforme inadéquat (déshabillé, tenue légère, nudité), d’une propreté insuffisante ou de l’absence d’un permis.

Du côté de la Police de Laval, on s’est dit prêt à faire respecter la nouvelle règlementation et d’agir en conséquence si un usage mercantile à caractère érotique se pratique en clandestinité dans des zones désormais interdites. «On est dans un plan global de lutte contre l’exploitation sexuelle», a rappelé Alain Meilleur, inspecteur-chef aux enquêtes criminelles.

À la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), dont fait partie 50 groupes et 150 membres individuels, on s’est réjouis de la décision en apportant certains bémols.

«C’est toujours un pas dans la bonne direction que de diminuer ces lieux contribuant au recrutement et à la prostitution en banalisant la chose, de mentionner sa responsable des communications, Éliane Legault-Roy. Toutefois, offrira-t-on des alternatives à ces femmes? Leur donnera-t-on le soutien nécessaire pour les aider à se sortir de l’industrie du sexe? Ce sont les actions que nous préconisons à la CLES.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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