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Société

La vie et la santé des femmes bouleversées par la COVID-19

La COVID-19 a un impact majeur sur la qualité de vie et la santé des femmes au Québec, selon un rapport réalisé par l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et l’Observatoire québécois des inégalités (OQI).

«Le sondage révèle que plus de femmes que d’hommes ont perdu leur emploi, soit temporairement soit définitivement durant la crise sanitaire, constate Marianne Dessureault, porte-parole de l’ASPQ. Elles vivent une grande précarité sociale qui leur fait craindre de ne pas pouvoir faire face à leurs obligations financières, ce qui a des répercussions majeures sur leur santé physique et mentale.»

Selon le sondage, ce sont 23% des 1500 femmes répondantes qui ont subi une diminution importante de leur revenu.

Cette statistique s’explique notamment par le fait que les Québécoises qui ont réussi à garder leur emploi ont dû transformer leur routine pour contourner les problèmes engendrés par la fermeture des écoles et des services de garde, principalement en diminuant leurs heures de travail.

«La littérature examinée nous apprend que toutes les sphères de la vie des femmes sont affectées par la crise sanitaire, indique Sandy Torres, rédactrice-analyste à l’OQI. Mais les inégalités existantes en matière d’emploi se sont aggravées et cette aggravation fait même craindre un recul de l’égalité entre les sexes.»

Conséquences disproportionnées

La charge familiale accrue, la diminution des revenus et l’augmentation de situations de violence et d’exploitation sont des conséquences observables de la situation d’urgence sanitaire chez les Québécoises.

Pour pallier cette situation, plusieurs recommandations sont émises par l’ASPQ, l’OQI et leurs partenaires.

Effectivement, ces derniers suggèrent au gouvernement d’appliquer l’analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle dans tous ses règlements, lois, politiques et plans d’actions, afin de réduire efficacement les inégalités entre les femmes et les hommes.

De plus, les organismes considèrent crucial de soutenir la conciliation famille-travail-études par des mesures d’accommodement pour les parents d’enfants confinés, tels que l’accès à des services de garde éducatif et le financement de services supplémentaires de halte-garderie et de répit pour les enfants à besoins particuliers. (C.R.)

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