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La pénurie de main-d’œuvre coûte cher

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La pénurie de main-d’œuvre coûte cher

Plus d’une PME sur deux (55 %) au Québec freine ses investissements en raison d’une pénurie de main-d’œuvre.

Voilà ce que révélait le vice-président recherche et économiste en chef de la Banque de développement du Canada (BDC), Pierre Cléroux, lors de son récent passage à la tribune de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval.

«Il est difficile de croître dans un contexte de plein emploi», disait-il en rappelant que le Québec avait bouclé l’année 2018 avec un taux de chômage de 5,4 %, un creux historique.

Postes à pourvoir

En l’espace de deux ans, le taux de chômage est passé de 7 à 5,4 %, augmentant d’autant les difficultés qu’éprouvent les entreprises à recruter et à pourvoir les postes vacants.

Si bien qu’au cours des neuf derniers trimestres pour lesquels les données ont été rendues publiques, le nombre de ces postes inoccupés est en constante hausse par rapport au trimestre de l’année précédente.

Les dernier relevé chiffrait à 120 000 les postes vacants dans les entreprises du Québec, soit une hausse de 38 % comparativement au troisième trimestre de 2017.

Il s’agit d’un taux de vacance de 3,2 % lorsque l’on considère l’ensemble des emplois salariés qui devraient normalement être occupés par des travailleurs.

Ce taux est à peine inférieur à celui observé à l’échelle du Canada (3,3 %), mais nettement moindre que le taux de la Colombie-Britannique (4,8 %), là où la situation est de loin la plus critique au pays.

Portrait régional

À Laval, le taux de postes vacants s’établissait à 2,6 %.

En chiffres absolus, l’enquête de Statistique Canada estimait à 4115 le nombre de postes vacants au 3e trimestre 2018, en hausse de 18 % comparativement à la situation qui prévalait 12 mois plus tôt.  Ça demeure 10 fois moins qu’à Montréal où, selon les estimations, les employeurs cherchaient activement des employés pour combler 38 970 postes. Une hausse de 38 % par rapport à 2017.

Le salaire horaire moyen de ces postes affichés est de 18 $ à Laval et 22,30 $ à Montréal.

90 jours et plus

Parmi les 118 250 postes qui étaient à combler au Québec, 17 070 (14 %) étaient vacants depuis 90 jours et plus, une augmentation de 59 %. «Cet allongement du temps requis pour combler les postes est plus marqué au Québec qu’au Canada», observe la Direction québécoise de l’analyse et de l’information sur le marché du travail dans un bulletin publié en début d’année.

Par ailleurs, cette enquête trimestrielle reflète aussi le roulement normal de la main-d’œuvre, plus élevée pour certains types d’emplois qui demandent peu ou pas de qualifications. Le nombre de ces postes vacants en recrutement constant ont augmenté de 77 % au 3e trimestre de l’année dernière.

«Les secteurs de la fabrication, de l’hébergement et de la restauration [qui affiche le taux le plus élevé], du commerce de détail, des soins de santé et de l’assistance sociale comptaient ensemble pour la moitié des postes vacants», peut-on également lire dans le bulletin de Services Québec.

 

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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