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La juge Suzanne Côté constate les difficultés des femmes

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La juge Suzanne Côté constate les difficultés des femmes

COMMUNAUTAIRE. L’honorable Suzanne Côté, juge à la Cour suprême du Canada, a affirmé devant une centaine de ses pairs qu’il était plus difficile pour une femme de devenir associée dans un cabinet d’avocats.

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«Il reste beaucoup de chemin à parcourir surtout au niveau de l’accession au partenariat. C’est très difficile pour une femme», insiste-t-elle.

«Je me sens privilégiée d’être juge et de faire une différence dans la vie des Canadiens», ajoute celle qui avait été invitée comme conférencière du 21e dîner du Barreau de Laval, le 10 mars, au Centre de congrès le Palace.

Mme Côté a aussi mentionné que la conciliation travail famille était difficile en pratique privée. Elle a constaté que la compétition dans les grands cabinets d’avocats provient non seulement de l’externe, mais aussi de l’interne et que les grandes firmes d’avocats sont gérées comme des entreprises.

«Pour les femmes au sein de ces cabinets, c’est difficile d’être sur le conseil d’administration. En 2004, j’étais la seule femme. Il devrait y en avoir plus qu’une», croit-elle.

Elle n’en revenait pas de l’absence de politique de congé de maternité à son cabinet de l’époque, en 2004. «Des femmes qui ont accouché ont eu trois jours de congé. C’est à ce moment que nous nous sommes penchés sur la réalité travail-famille.»

Son parcours

La juge a parlé de son parcours et de son entrée à la Cour suprême du Canada. Elle a prêté serment comme juge de la Cour suprême au début du mois de décembre 2014, devenant ainsi la première femme à passer d’avocate dans un cabinet privé accéder à un tel poste.

Diplômée de l’Université Laval, Mme Côté a commencé sa carrière en Gaspésie, qui est originaire de ce coin du Québec. Son parcours l’aura amenée au rang d’associée au cabinet d’avocats Osler, Hoskin & Harcourt à Montréal où elle dirigeait le groupe du litige au moment de sa nomination par le premier ministre Stephen Harper.

«Je me dois de souligner que je n’ai pas toujours représenté des clients fortunés ou de grandes entreprises. Lorsque j’ai commencé à pratiquer, à l’instar de tous ceux qui exercent en région, j’ai été appelée à représenter des clients aussi bien en droit civil qu’en droit familial, criminel, commercial ou administratif. En dehors des grands centres, l’avocat n’a pas vraiment le choix et il doit être polyvalent.»

Égalité hommes-femmes

Brigitte Gauthier, présidente du comité des femmes du Barreau de Laval, considère qu’il y a encore beaucoup à faire pour en venir à l’égalité entre les hommes et les femmes.

«Le secrétaire des Nations Unies a déclaré récemment qu’il se fixait l’objectif de 2030 pour l’égalité dans le monde pour le traitement des hommes et des femmes. C’est beaucoup trop loin. Le travail est colossal et il faut s’y mettre immédiatement», stipule Me Gauthier.

Celle-ci est d’avis que tout doit être mis en place pour que les femmes puissent s’épanouir. «La femme doit être capable de concilier les études, le travail et la famille.»

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