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La direction de trois résidences réagit

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La direction de trois résidences réagit

Des quatre centres d’hébergement de la région dont l’évaluation de la qualité du milieu de vie a été rendue publique, la semaine dernière, trois ont tenu à réagir.

Pour sa part, la directrice de la résidence Santé Courville de Laval, Christine Durocher, trouve dommage la sortie publique de l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, qu’elle juge nettement trop alarmiste. «L’AQRP parle de lacunes graves, alors qu’il n’y a rien de grave dans le plan d’amélioration que nous devons préparer», fait-elle valoir. Elle en veut pour preuve la bonification du manuel d’accueil du résident, à la faveur notamment de l’ajout d’un formulaire de plainte. Au Centre Santé Courville de Laval, on privilégie le service de repas à la carte au lieu du plateau, comme ça se fait dans plusieurs établissements, précise Mme Durocher. Pourtant, ajoute-t-elle, l’AQRP signale «le déroulement des repas» comme une «lacune importante» à son centre, alors que dans les faits, il suffit d’apporter quelques ajustements mineurs pour s’assurer que le service soit le plus efficient possible. Quant au «manque d’équipement» que souligne l’AQRP, ça se résume à des tables ajustables individuellement à la salle à manger, soutient la directrice de ce CHSLD de 68 places d’hébergement, à Chomedey. Cela dit, Christine Durocher salue les visites ministérielles, dont le rapport est déjà en ligne sur le site de la résidence. Du côté de Michel Nardella, propriétaire et directeur général de la Résidence du Bonheur, il rappelle qu’il est avant tout au service de ses résidents et de leurs mandataires et qu’en ce sens, ce sont eux ces patrons. «On travaille en étroite collaboration avec le comité des usagers et il est entendu que pour appliquer les recommandations du Ministère, celles-ci devront être approuvées par mes mandataires», assure-t-il, tout en soulignant l’«excellent travail» de son personnel qu’il dit très soucieux de la qualité des services offerts aux résidents. La présidente du comité des usagers, Michelle Roberge, se dit entièrement satisfaite des services à la Résidence du Bonheur. «Mon mari y habite depuis 4 ans et demi et je ne le changerai pas de place», dit celle qui prend avec un grain de sel la liste des six «lacunes» identifiées par l’AQRP. Incidemment, M. Nardella reproche à l’AQRP de couper les coins ronds en affirmant que sa résidence n’offre «aucun programme d’accompagnement de fin de vie», alors que la recommandation ministérielle consiste à outiller davantage le personnel affecté à ces fins. À défaut de parler de vive voix au PDG du CHSLD Saint-Jude, Daniel Leclair étant en vacances à l’étranger, il a tenu à réagir par courriel. D’entrée de jeu, il soutient qu’«aucun problème majeur n’a été soulevé lors de la visite de [son] établissement» et qu’il entretient «d’excellentes relations avec les résidents, les familles ainsi que [ses] partenaires». Il reconnaît que «quelques recommandations [une vingtaine pour être juste] ont toutefois été portées à [son] attention» et qu’«un plan d’amélioration a été mis en place sans même attendre la réception du rapport final». «D’ailleurs, des actions sont déjà mises en place afin de satisfaire ces recommandations», poursuit-il. Enfin, il «trouve regrettable qu’on se permette de détourner ces rapports pour lancer des généralisations qui ne reflètent absolument pas la réalité et qui ne tiennent pas compte des efforts investis pour améliorer la qualité de vie des résidents hébergés chez nous», termine M. Leclair.

Quantau Centre d’hébergement Champlain-de-Saint-François, où le directeur général est également en vacances, on indique qu’un plan d’action a déjà été mis en place afin de répondre aux recommandations minstérielles émises à la suite de la visite effectuée le 27 février dernier.

Liste des lacunes

Rappelons que la semaine dernière, l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) publiait la liste des lacunes par établissement, qu’elle dressait à partir des rapports ministériels.

Voici les lacunes identifiées:

Centre d’hébergement et de soins de longue durée Saint-Jude: mesures de contentions physiques trop fréquentes, processus de plainte déficient, absence de comité des usagers, procédure d’accueil incomplète, déroulement des repas à améliorer, mauvaise attitude de certains membres du personnel, lieux mal entretenus, présence de produits dangereux à porter des résidents, quiétude des lieux insuffisante et absence de programme d’accompagnement en fin de vie.

Résidence du Bonheur: processus de plainte déficient, soins infirmiers non disponibles en tout temps, rotation élevée du personnel, contention trop fréquente, manque d’équipement et aucun programme d’accompagnement en fin de vie.

Centre d’hébergement Champlain-de-Saint-François: contention trop fréquente, mauvaise attitude de certains membres du personnel, déroulement des repas à améliorer, présence de produits dangereux et manque d’équipement.

Santé Courville de Laval: procédure d’accueil incomplète, déroulement des repas à améliorer et manque d’équipement.

À lire aussi: «Le CHSLD Saint-Jude: dernier de classe»

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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