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La créativité au service de la réinsertion sociale

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La créativité au service de la réinsertion sociale

Manon Beaudet est passionnée par son travail. Cette année, l’enseignante au Centre l’Impulsion a trouvé une idée originale pour ses 15 étudiants en réinsertion sociale ayant tous reçu un diagnostic de problèmes de santé mentale.

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Elle a créé un atelier de couture consacré à la confection de sacs de sport pour les enfants des quartiers défavorisés de Laval. L’objectif de l’activité de récupération créative des Glaneuses est d’en réaliser 200 pour l’année scolaire 2014-2015. Mme Beaudet croit fortement que la réinsertion sociale peut passer par le travail manuel.

Celle qui a une fibre créatrice renoue avec son vieil amour: la couture. Le défi semble immense, mais elle est confiante. L’enseignante depuis 20 ans en santé mentale désire partager sa passion avec les participants à son atelier.

Ceux qui la côtoient ont vécu de l’épuisement professionnel ou une dépression. Ils sont policiers, infirmières ou même enseignants. Mme Beaudet vise une réintégration en douceur favorisée par la créativité.

«La vie m’a amenée à travailler avec cette clientèle avec laquelle j’ai développé beaucoup d’affinités, explique celle qui a aussi enseigné l’informatique pendant plusieurs années. Mon souci est toujours de répondre aux besoins des étudiants et c’est l’objectif du programme d’intégration sociale.»

Faire l’impossible

Malgré des coupes de subventions de la Commission scolaire de Laval (CSDL), Manon Beaudet a su faire l’impossible pour partir son projet. «La CSDL paye mon salaire et me donne un local, mais le reste, il fallait que je le trouve.»

Elle a reçu des dizaines de sacs de tissus et de vêtements, ainsi qu’une machine à coudre neuve, après avoir sollicité son entourage. «C’était magique, j’avais tout ce qu’il me fallait pour entamer le processus», renchérit-elle.

Pas de production à la chaîne

La femme de 58 ans est sensible aux réalités que vivent ces étudiants et c’est une des raisons pour lesquelles elle ne leur met pas de pression. Elle est bien loin de l’idée d’effectuer une production à la chaîne.

«La vie se charge assez de mettre de la pression et je n’en mets pas à mes étudiants. S’ils se trompent, ce n’est pas grave, on recommence et on n’est pas pressés», insiste-t-elle, en soulignant la motivation de quelques personnes pouvant confectionner deux sacs par jour, à force d’intégrer peu à peu la technique en couture.

Sélectionner la créativité

Imagination, audace et persévérance sont les principales qualités que doivent avoir ces personnes aux commandes de la production des sacs qui portent tous leur signature originale.

La couturière est tout de même sélective: ceux qui veulent participer à l’atelier doivent être autonomes, créatifs, habiles avec les travaux manuels et démontrer de l’intérêt pour l’apprentissage de la couture. Mme Beaudet adapte ses apprentissages aux compétences de tous.

Pour en connaître davantage sur l’atelier des Glaneuses donné chaque vendredi au Centre l’Impulsion, 3995, boulevard Lévesque Est, porte 10, contactez Manon Beaudet au 450-662-7000 poste 3202 ou à lesglaneuses2013@hotmail.ca.

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