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: Avec l’allégement des mesures sanitaires, on remarque une augmentation du nombre de Québécois qui disent avoir plus d’occasions pour boire et une diminution de ceux qui boivent par ennui. (Photo gracieuseté - Pixabay)

Société

La consommation d’alcool baisse au Québec

Selon la cinquième enquête menée par CROP sur les habitudes de consommation d’alcool pendant la pandémie, plus de Québécois ont diminué leur consommation d’alcool que ceux qui l’ont augmentée, une première depuis le début du confinement.

Ce sont 14% des Québécois qui ont augmenté leur consommation et 16% qui l’ont diminué. Cependant, davantage de consommateurs (42%) ont dépassé les limites recommandées. Ce sont 27% d’entre eux l’ont dépassé plusieurs fois.

Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool, n’est pas réellement surpris de ces derniers résultats. «On s’y attendait évidemment. La nature humaine, étant ce qu’elle est, lorsque la pression se relâche, les gens lâchent leur fou. Ceux qui ont fêté l’ont fait un peu plus fort que normalement, mais on s’y attendait», déclare-t-il, par voie de communiqué.

Dans la plupart des cas, ceux qui ont dépassé les limites recommandées ne l’ont fait qu’une fois. Il espère cependant que cette tendance ne se maintienne pas, mais qu’il est impossible de forcer une population à adopter un certain comportement.

Consommation festive

La population québécoise ne consomme plus d’alcool pour les mêmes raisons qu’au début de la pandémie. Alors qu’en avril 2020 c’était surtout de l’automédication, soit de boire de l’alcool pour aller mieux, les Québécois boivent dans des évènements sociaux. M. Sacy surnomme ce type de consommation comme «festive».

De plus, il mentionne que ce n’est pas le type d’occasion qui peut est grave, mais la quantité qui est ingérée. L’alcool, selon ses dires, a toujours fait partie de la fête; mariages, promotions, fêtes nationales, etc. «Consommer pour des raisons festives est une bonne chose, consommer de manière excessive ne l’est pas.»

Comparaison

Le Québec est la province où il y a le taux le plus bas de dépendance à l’alcool. Ce sont 2,9% des Québécois qui en souffrent.

Néanmoins, au Canada, les Québécois sont de ceux qui consomment le plus régulièrement.

Dans le communiqué de son organisme, le directeur général d’Éduc’alcool affirme que la province se comporte mieux que la moyenne mondiale dans la quantité d’alcool consommée; « honnêtement, il n’y a pas de quoi avoir honte.» (J.B.)

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