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Klondike et prostitution de Roc d’Or à Sainte-Rose

Culture

Klondike et prostitution de Roc d’Or à Sainte-Rose

LITTÉRATURE. Dans son 7e roman Les enfants de Putainville, surnom peu honorable donné au village depuis longtemps disparu de Roc d’Or, Claire Bergeron fait revivre les grandes années de la ruée vers l’or en Abitibi-Témiscamingue.

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«L’endroit a été mis sur pied près de Malartic après l’installation d’une minière américaine, raconte l’auteure originaire de l’Abitibi. C’était un village de squatters dressé sur les terres de la Couronne sans école, église et forces de l’ordre. Un milieu amoral où les prostituées de la ville arrivaient par train au moment de la paye pour aider leurs consoeurs déjà sur place.»

Fondé autour de 1933, Roc d’Or aura compté jusqu’à 1200 âmes perdues et 14 ethnies différentes à son apogée avant d’être «bulldozé<» une décennie plus tard. Dans son travail de recherche, l'écrivaine s'est beaucoup basée sur le mémoire de maîtrise De l’or et des putes rédigé par Alexandre Faucher pour camper son histoire.

Rêve et désenchantement

L’héroïne du récit, Hélène, croit en sa bonne étoile quand elle croise le chemin d’Octave. Le médecin accepte de marier la veuve et l’emmener, elle et ses deux jeunes adolescents, au nord du Québec.

«Une fois là-bas, elle découvre avec horreur que son nouvel époux a flairé l’occasion en achetant un hôtel où l’alcool coule à flot, alors que le jeu et la prostitution y sont érigés en système», mentionne Claire Bergeron.

Hélène cherchera à protéger ses enfants jusqu’à sa disparition mystérieuse. Une longue quête de la vérité débutera à ce moment. «Comme à l’habitude dans mes romans, il y a des secrets, du suspense et énormément d’émotions éprouvées par mes personnages», de préciser l’auteure de Sous le manteau du silence< et Les amants maudits de Spirit Lake, ce dernier récit ayant été traduit en ukrainien et bientôt édité par la maison De Borée en France.

Marc-Aurèle Fortin

Résidant depuis 1993 sur le boulevard Marc-Aurèle-Fortin, l’écrivaine adresse un clin d’œil au célèbre peintre dont elle a été la dernière infirmière attitrée, l’artiste lavallois ayant passé les deux dernières années de sa vie à l’hôpital de Macamic, en Abitibi-Ouest.

Au début du roman, le lecteur savoure ainsi le bonheur de Claire Bergeron qui adore se promener dans son quartier.

«Le soleil levant filtrait à travers les branches des ormes immenses plantés sur la rive nord de la rivière des Mille Îles et ses rayons inondaient de diamants ces flots mouvants, qu’elle contemplait sans se lasser depuis quarante ans», peut-on lire.

«Le tiers de cette saga familiale se déroule à Sainte-Rose et Montréal pour ensuite explorer la corruption des mœurs, la xénophobie et l’antisémitisme qui sévissaient à Roc d’Or», d’ajouter l’auteure en guise de conclusion.

«L’endroit a été mis sur pied près de Malartic après l’installation d’une minière américaine, raconte l’auteure originaire de l’Abitibi. C’était un village de squatters dressé sur les terres de la Couronne sans école, église et forces de l’ordre. Un milieu amoral où les prostituées de la ville arrivaient par train au moment de la paye pour aider leurs consoeurs déjà sur place.»

Fondé autour de 1933, Roc d’Or aura compté jusqu’à 1200 âmes perdues et 14 ethnies différentes à son apogée avant d’être «bulldozé<» une décennie plus tard. Dans son travail de recherche, l'écrivaine s'est beaucoup basée sur le mémoire de maîtrise De l’or et des putes rédigé par Alexandre Faucher pour camper son histoire.

Rêve et désenchantement

L’héroïne du récit, Hélène, croit en sa bonne étoile quand elle croise le chemin d’Octave. Le médecin accepte de marier la veuve et l’emmener, elle et ses deux jeunes adolescents, au nord du Québec.

«Une fois là-bas, elle découvre avec horreur que son nouvel époux a flairé l’occasion en achetant un hôtel où l’alcool coule à flot, alors que le jeu et la prostitution y sont érigés en système», mentionne Claire Bergeron.

Hélène cherchera à protéger ses enfants jusqu’à sa disparition mystérieuse. Une longue quête de la vérité débutera à ce moment. «Comme à l’habitude dans mes romans, il y a des secrets, du suspense et énormément d’émotions éprouvées par mes personnages», de préciser l’auteure de Sous le manteau du silence< et Les amants maudits de Spirit Lake, ce dernier récit ayant été traduit en ukrainien et bientôt édité par la maison De Borée en France.

Marc-Aurèle Fortin

Résidant depuis 1993 sur le boulevard Marc-Aurèle-Fortin, l’écrivaine adresse un clin d’œil au célèbre peintre dont elle a été la dernière infirmière attitrée, l’artiste lavallois ayant passé les deux dernières années de sa vie à l’hôpital de Macamic, en Abitibi-Ouest.

Au début du roman, le lecteur savoure ainsi le bonheur de Claire Bergeron qui adore se promener dans son quartier.

«Le soleil levant filtrait à travers les branches des ormes immenses plantés sur la rive nord de la rivière des Mille Îles et ses rayons inondaient de diamants ces flots mouvants, qu’elle contemplait sans se lasser depuis quarante ans», peut-on lire.

«Le tiers de cette saga familiale se déroule à Sainte-Rose et Montréal pour ensuite explorer la corruption des mœurs, la xénophobie et l’antisémitisme qui sévissaient à Roc d’Or», d’ajouter l’auteure en guise de conclusion.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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