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Jean-Pierre Gariépy tire sa révérence

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Jean-Pierre Gariépy tire sa révérence

Après 43 ans de services, dont 15 en tant que directeur du Service de police de Laval, Jean-Pierre Gariépy tire sa révérence. Une annonce faite vendredi dernier à la Direction générale de la ville.

Comme mentionné dans une entrevue avec le Courrier Laval, en novembre 2009, son mandat se terminera le 31 décembre prochain. «C’était prévu depuis longtemps et quand tout semble fonctionner correctement, il est temps de partir, croit Jean-Pierre Gariépy. Je pars d’ici très serein, la tête haute et avec le sentiment du devoir accompli.»

Une organisation sortie grandie

Une des plus grandes fiertés de cet «aîné des policiers au Québec» est d’avoir transformé une organisation municipale en une grande organisation, parmi les cinq plus grandes de la province.

«J’ai donné à cette organisation tout ce que j’avais: le cœur, l’âme, la passion et le désir de réussite.» Une fierté qui passe par la concrétisation de plusieurs réalisations, comme le déploiement des postes de quartier d’intervention communautaire. «La police de proximité des six quartiers est un grand succès et fait la différence. C’est un système peu conventionnel, adapté à la formule lavalloise.» La construction d’un quartier général propre à l’organisation policière en décembre 2007 a également participé à créer une identité. «Avant, on était au 6e étage de l’édifice Dessau, dans un bâtiment commercial, sans âme, ni identité. Ce n’était pas un lieu d’identité policière de rassemblement.»

Plusieurs fiertés

Le directeur se félicite aussi de la bonne dynamique des relations de travail établie avec les syndicats de ses employés.

«Au cours de tout mon mandat, je n’ai jamais eu à faire face à des moyens de pression en période de renouvellement de convention collective. J’ai connu quatre présidents de syndicat et je suis particulièrement fier d’avoir bâti une façon de faire unique en relation de travail.»

Enfin, dernier accomplissement, la construction d’un nouveau poste de police, au 2455, boulevard Curé-Labelle, et qui devrait être opérationnel au printemps 2015. «C’est mon dernier trophée, explique Jean-Pierre Gariépy. Cela n’avait plus de sens [d’avoir un seul poste]. J’ai réussi à convaincre les autorités municipales des besoins de la population d’avoir un deuxième endroit où se présenter 24 heures par jour. L’ouest du territoire représente 55 % du volume de travail», souligne-t-il.

Un contexte politique «dérangeant»

Après les derniers mois agités qui ont secoué l’administration municipale, le directeur reconnaît que le travail n’était pas agréable.

«Cela a créé une certaine instabilité, même si on ne travaille pas avec le politique, mais plutôt le volet administratif et le Directeur général de la ville. C’est sûr que c’est dérangeant pour la police, mais aussi pour tous les services», confirme Jean-Pierre Gariépy, qui affirme que sa décision de ne pas renouveler son mandat n’a aucun lien avec ces changements municipaux.

Bien qu’il ait été éclaboussé à quelques reprises par certaines rumeurs peu flatteuses entre lui et l’ancien maire Gilles Vaillancourt, il persiste et signe. «J’ai travaillé avec son côté blanc et non avec son côté sombre, qui lui appartient.»

La suite

Au 1er janvier 2014, Jean-Pierre Gariépy souhaite débuter une certaine période de repos, en famille.

Il ne ferme cependant pas la porte aux éventuels mandats ponctuels qui pourraient lui être proposés. «Je ne reviendrais pas avec une carrière aussi prenante et exigeante, mais si d’ici un an je peux aider une organisation de mon milieu, je ne ferme pas la porte», explique celui qui dit ne rien attendre.

«On [mon épouse et moi] prend une retraite qu’on pense bien méritée, on est heureux de cette décision-là. On avait un objectif, fin 2013 et on a maintenu notre cap», conclut Jean-Pierre Gariépy qui pourrait même quitter avant la fin officielle de son mandat, si la Direction le lui demandait.

Le processus de sélection et de recrutement de son remplaçant sera défini par le Directeur général de la ville. «Je sais que des gens à l’interne sont intéressés à prendre la relève», lance-t-il, sans donner de noms.

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