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Pour Jean Lauzon, la plus grande fierté reste que le parc de la rivière des Mille Îles est désormais reconnu et qu’avec Éco Nature, plusieurs actions ont été posées afin de soutenir la communauté lavalloise. (Photo gracieuseté – Catherine Angehrn)

Environnement

Jean Lauzon honoré à deux reprises pour Éco-Nature

Le co-fondateur d’Éco-Nature, Jean Lauzon, a reçu la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel ainsi que la mention spéciale individu des Prix Action patrimoine pour son travail de préservation de la rivière des Mille Îles.

Dans son discours à la cérémonie d’honneur, Jean Lauzon a mentionné qu’il aurait bien voulu scier en nombreux morceaux cette médaille pour la partager avec ceux qui l’ont aidé à réaliser tous les projets depuis les 35 années d’existence d’Éco-Nature, un organisme à but non lucratif d’économie sociale (OBNL).

«Toutes ces personnes que j’ai côtoyées m’ont fait avancer, souligne celui qui habite Auteuil depuis de nombreuses années. Ensemble, on a créé un parc de toute pièce qui accueille maintenant des milliers de personnes et protège la faune et la flore».

La mention spéciale lui a justement été attribuée pour la protection patrimoniale des milieux naturels afin d’y préserver la faune et la flore, notamment les tortues, les hérons, les poissons et certaines variétés d’arbres uniques à la rivière des Mille-Îles.

Ancien étudiant en écologie et environnement, il a joint l’utile à l’agréable pour préserver « le peu d’espace naturel qui reste en milieu urbain ».

Des débuts à aujourd’hui

Jean Lauzon est à la tête d’Éco-Nature depuis 1985, l’année de sa fondation. Avec son partenaire Michel Aubé, il s’est consacré à la protection de la rivière des Mille Îles, afin de permettre aux citoyens de se la réapproprier.

Au milieu des années 1960, la rivière était très achalandée par la villégiature; des milliers de personnes s’y rendaient pour se baigner jusqu’à ce que le taux de pollution mette fin à ces activités récréatives.

Après 20 ans de pollution de ce milieu, messieurs Aubé et Lauzon «ont décidé de s’occuper de la rivière puisqu’il avait un potentiel intéressant en matière de faune, flore et biodiversité», explique le récipiendaire.

Le maire de Laval de l’époque, Claude Ulysse Lefebvre, a donné une première chance à leur projet et d’année en année, la Ville a continué de financer l’OBNL, avec l’apport d’autres municipalités, neuf au total, qui se sont impliquées, devenant ainsi un partenariat important. Cette union des forces a permis de créer un des parcs régionaux les plus importants de la grande région de Montréal.

Alors que le parc de la rivière des Mille Îles ne comptait que 5000 visiteurs la première année, il accueille maintenant plus de 150 000 personnes chaque année, dont la moitié demeure à Laval, alors que le reste de l’affluence provient de Montréal ou la Rive-Nord.

«On a commencé avec la location d’embarcations ainsi qu’un camp de jour de 65 jeunes par semaine qui campaient sur la rivière. Dorénavant, ce sont 300 embarcations, un centre d’interprétation et un camp de jour», énumère-t-il.

Mission de préservation

Éco-Nature s’occupe aussi de la protection d’espèces en péril et des milieux naturels. Il a mis plusieurs statuts de protection sur les territoires pour que «ce joyau puisse exister encore dans les centaines d’années à venir».

Bientôt, le refuge faunique passera de 26 à plus de 600 hectares dont l’organisme se chargera d’appliquer les règlements de protection et donner des contraventions à ceux qui ne les respectent pas, même si M. Lauzon affirme qu’en général, tout se passe bien.

De plus, quatre centres de location ont ouvert sur la Rive-Nord, soit à Bois-des-Filion, Rosemère, Boisbriand et Saint-Eustache.

Embûches et bons coups

C’est seulement à l’âge de 65 ans qu’il contemple l’ampleur de ses projets «Je n’aurais jamais pensé qu’Éco-Nature devienne aussi important, avoue le médaillé. On a commencé parce qu’on aimait la rivière et que je suis un amateur de canot. On en a tellement fait!»

À ce jour, le plus difficile pour M. Lauzon a été les délais subis dans la mise en place de projets et dans l’acquisition de territoires.

L’environnementaliste explique que c’est souvent un éternel recommencement quand certains dossiers sont déjà ouverts avec un maire et qu’au lendemain du scrutin, un autre maire est élu et prend place. Il lui fallait alors plus de temps pour répéter son plan d’action.

Néanmoins, sa plus grande fierté reste que le parc est reconnu et qu’avec son OBNL, plusieurs actions ont été posées afin de soutenir la communauté telle que pratiquer l’insertion sociale auprès de personnes ayant de la difficulté à se trouver un emploi. En outre, la rivière est aujourd’hui accessible à tous.

Bien qu’il prenne bientôt sa retraite, cela n’empêche pas Jean Lauzon d’avoir encore mille et un projets pour sa rivière des Mille Îles.

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