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Jean-Jacques Lapierre, de Laval à Yaoundé

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Jean-Jacques Lapierre, de Laval à Yaoundé

Pour Jean-Jacques Lapierre, ancien conseiller municipal de Laval, le développement du Cameroun est désormais au centre de ses préoccupations. Le 5 avril prochain, il s’envolera pour une troisième fois vers la capitale, Yaoundé, ville pour laquelle il ne manque pas d’idées de développement.

C’est lors d’une rencontre avec une délégation de maires camerounais, il y a quelques années, que l’ancien enseignant au secondaire s’est lié d’amitié avec le pays et sa population. «Ce sont des gens très accueillants, qui ne sont pas conscients de leur misère», explique-t-il. Malgré une espérance de vie de moins de 50 ans et une grande misère, le Lavallois de 74 ans voit des «possibilités extraordinaires» pour cette communauté. «Le tourisme est une des opportunités. Au Cameroun, on peut autant rencontrer des pygmées, qu’aller dans la brousse ou encore voir des éléphants». Des attractions qu’il testera d’ailleurs durant son prochain voyage, d’un mois.

De grandes ambitions

Projets culturels, humanitaires et sociaux, M. Lapierre ne cache pas ses grandes ambitions.

Un programme chargé qu’il mène seul, depuis trois ans, tout en collaborant avec des personnalités politiques et sociales sur place. «À titre d’exemple, j’ai eu des consultations avec la ministre de la culture là-bas, pour mettre en place une bibliothèque itinérante, qui se promènerait de village en village. Je suis également en contact avec la mairie de Laval, des bibliothèques et des particuliers de la région pour rassembler des ouvrages.»

Ancien homme d’affaires, il rêve de créer des ponts économiques et sociaux entre les deux pays. Ainsi, pour la quatrième fois, il fera un échange de dessins entre les enfants d’ici et de là-bas. Très présent dans le milieu culturel lavallois, il donnera encore cette année une vitrine aux œuvres des petits Lavallois et Camerounais. «J’aimerais aussi établir des entreprises de courtage pour envoyer, par exemple, des outillages qui fonctionnent à l’essence, et en échange, on pourrait importer davantage de sculptures, du café, du thé ou encore du cacao», dit-il avec enthousiasme.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières

L’homme d’expérience admet que ces ambitieux projets ne pourront se réaliser que s’ils sont conçus à l’échelle du pays.

«Il faut faire des projets à mesure de leurs possibilités. Je travaille à implanter des coopératives d’habitation et je compte commencer par des petites réalisations, à 5000 $. Souvent, les entrepreneurs arrivent avec des projets de 8 à 10 millions, mais ils n’ont pas de financement», regrette-t-il.

Selon lui, le manque d’organisation ne facilite pas les choses. «Ils ont de la difficulté à se réunir, ils ne sont pas habitués. Jusqu’en 1930, il y avait de l’esclavage», rappelle-t-il.

Jean-Jacques Lapierre espère mettre son expérience à profit et fournir des moyens aux acteurs camerounais pour devenir autonome. «Moi, je ne serai plus là dans quelques années», dit-il avec humour.

Une contribution qui semble être appréciée, puisque le jeune retraité sera invité d’honneur d’une conférence sur la culture et le tourisme dans le nord du pays.

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