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Jacques Foucher veut mettre des bâtons dans les roues de la collusion

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Jacques Foucher veut mettre des bâtons dans les roues de la collusion

Ce sont les problèmes d’éthiques qui ont décidé Jacques Foucher, 63 ans, à se présenter comme candidat indépendant à la mairie en novembre prochain.

Spécialisé en droit municipal, M. Foucher connaît bien l’administration municipale puisqu’il est greffier de la ville de Joliette. Pour éviter les possibilités de corruption et de collusion, il propose des mesures pour mieux encadrer la rédaction et la gestion des contrats.

Il propose notamment de standardiser les contrats dans le but de les rendre plus clairs et plus accessibles. «La manipulation se fait dans les zones obscures. S’il y a beaucoup de clarté, on repousse les zones obscures», soutient-il.

M. Foucher désire également mettre fin aux «immenses contrats». Selon lui, la municipalité devrait être maître d’œuvre des travaux publics aussi souvent que possible et morceler les contrats afin que davantage de PME puissent soumissionner. Cette façon de faire empêcherait l’établissement d’un système de collusion puisqu’il y aurait davantage de joueurs. Ce système a été mis en place à Joliette et il porte ses fruits, rapporte le futur candidat.

Chef d’orchestre

Après avoir envisagé se joindre à un parti, le résident de Fabreville a préféré se présenter comme candidat indépendant à la mairie pour la liberté de parole et d’actions que cela lui donne. Il prend pour modèle Andrée Boucher, élue à la tête de la Ville de Québec, en 2005. M. Foucher rappelle que l’ancienne mairesse de Sainte-Foy avait obtenu ce résultat sans affiche, sans équipe et avec un budget de 5000 $.

Prévoyant que les électeurs choisiront des conseillers provenant de plusieurs formations politiques, Jacques Foucher croit qu’un maire indépendant pourrait réussir à les faire travailler ensemble. «À l’intérieur [du conseil], il faut quelqu’un qui pourra coordonner. Trop souvent les partis sont en confrontation. Il est possible d’unir les gens afin de penser au bien de la cité.»

Pour M. Foucher, il est important de travailler en ayant une vision à long terme. «Ça manque au niveau politique», regrette-t-il.

Prévoir l’avenir

C’est également dans une optique du long terme que Jacques Foucher estime important d’avoir une vision à long terme. Il juge que la Ville doit contribuer à son fonds de roulement afin de pouvoir financer elle-même ses projets d’infrastructures en période économique plus difficile. Il déplore que la Ville de Laval, qui a 400 000 habitants, ait un fonds de roulement équivalent à celui de Joliette, qui compte 20 fois moins d’habitants. Pour M. Foucher, il est tout aussi incompréhensible de constater que Laval est la seule grande ville du Québec à ne pas être inscrite à un plan d’assurance de l’Union des municipalités du Québec permettant aux organismes sans but lucratif de s’assurer pour une somme de 200 $. Rappelons qu’en plus de Robert Bordeleau, pour le Parti au service du citoyen et Lydia Aboulian, pour le Mouvement lavallois, l’actuel maire Alexandre Duplessis et l’ancien député libéral Jean-Claude Gobé ont fait connaître leur intention de se présenter à la mairie. Pour sa part, Claude Bélanger, un ancien militant du PRO des Lavallois, travaille à mettre sur pied le Nouveau parti des Lavallois.

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