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Intimidation virtuelle, douleur bien réelle

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Intimidation virtuelle, douleur bien réelle

Alors qu’auparavant les situations d’intimidation survenaient surtout à l’école, celles-ci se poursuivent maintenant sur le Web.

Dominique Haineault, psychoéducateur au Service complémentaire de la CSDL, croit que le rôle des parents est primordial dans le cas de la cyberintimidation. «Les parents ont le réflexe de superviser leur enfant, de savoir où il est, avec qui et ce qu’il fait, ça devrait être la même chose avec le Web. Ce n’est pas normal qu’un enfant de 3e année ait 327 amis Facebook. Comme parent, on veut les connaître, comme on connaît ceux qui viennent à la maison», fait-il valoir.

«Officiellement, il faut avoir plus de 13 ans pour ouvrir un compte Facebook, dit le conférencier et chroniqueur Jean-Michel Vanasse. Comme les enfants peuvent être insistants, un parent pourrait accepter [de déroger à la règle], mais il doit mettre des règles claires, comme exiger d’être ami avec lui, de poser des questions sur ses amis.»

Les parents ont la responsabilité que leur jeune ne tienne pas de propos menaçants, rappelle Jean-Pierre Archambault, secrétaire général et directeur des communications de la CSDL.

Prévention

Lorsqu’il fait des ateliers dans des classes, M. Haineault fait remarquer aux élèves que «l’Internet est un lieu virtuel, mais un lieu public quand même».

Il leur donne l’exemple d’un centre d’achats bondé. «Est-ce que vous crieriez aux passants votre nom, votre adresse, la date de vos vacances? Est-ce que vous montreriez des photos de votre famille», leur demande-t-il. «Ils disent tous qu’ils ne le feraient pas, mais ils le font sur Facebook», constate-t-il.

Sauvegarder

En plus d’en parler à un adulte, un jeune qui lirait des propos intimidants à son endroit doit sauvegarder ces échanges afin que l’auteur puisse être retracé.

Patrick Bureau, agent d’intervention communautaire au poste de quartier 2, souligne que les messages et les vidéos publiés sur Internet sont une arme à deux tranchants pour l’agresseur. «Ça nous permet de l’identifier et ça nous sert de preuve», précise-t-il en notant que ceux-ci n’en sont pas toujours conscients. (G.F.)

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