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cliniques-écoles
Le Collège Montmorency s’est doté de matériel à la fine pointe de la technologie pour reproduire une expérience professionnelle complète, que ce soit pour les étudiants ou patients. (Photos 2M.Media)

Éducation

Installations professionnelles pour les futurs professionnels

La rentrée des classes est aussi synonyme de la réouverture des cliniques-écoles du Collège Montmorency. Celles-ci offrent des services à la population, tout en permettant aux étudiants d’être bien préparés en vue de leur carrière professionnelle.

Ces mêmes cliniques se trouvent dans le Pavillon Guy-Rocher, inauguré en 2019, qui est rattaché à l’établissement scolaire. Les usagers peuvent toutefois y accéder sans passer par les corridors utilisés par les étudiants, ce qui permet d’offrir une expérience très similaire à ce qu’on retrouve dans les cliniques privées.

«Deux cliniques existaient déjà dans les années 90, mais elles étaient situées dans les départements où les cours étaient offerts, explique Caroline Lamond, directrice adjointe à la direction des études. Il arrivait qu’ils se fassent dévisager par les élèves qui circulaient dans l’école, car ils n’étaient pas habitués de côtoyer cette clientèle. Ce n’était pas de mauvaise foi, mais maintenant, l’expérience est mieux adaptée pour les patients.»

Elle ajoute que son désir de regrouper les cliniques des différents programmes offerts dans un même pavillon était aussi motivé par les liens qui pourraient être créés entre les étudiants.

«Pour développer une pratique interdisciplinaire, la première étape est de se connaître, poursuit-elle. Maintenant, en santé, on sent de plus en plus qu’on s’en va vers une pratique interdisciplinaire qui est parfois très éclatée.»

Plusieurs services

Ces cliniques mènent aussi vers une approche pédagogique différente, puisqu’elles remplacent un milieu de stage et permettent aux étudiants de servir des clients sous la supervision des professeurs du programme.

«On a du matériel à la fine pointe de la technologie, ils peuvent donc expérimenter tout ce qu’ils ont appris dans la formation, précise Nadine Mongeon, professeure en Techniques de physiothérapie et coordonnatrice des enseignements cliniques. C’est aussi la première expérience clinique de la plupart de nos étudiants, ils prennent donc plus de temps avec chaque patient, ce qui est apprécié par ceux-ci.»

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(Photos 2M.Media)

La clinique de physiothérapie est d’ailleurs l’une des trois qui seront offertes au début de la session d’automne. Les deux autres sont la clinique d’orthèses et de prothèses, ainsi que celle des soins infirmiers.

«Les locaux sont adaptés pour les familles, explique Karine Dagenais, professeure en Techniques de soins infirmiers, au sujet de son programme. Quand les parents viennent avec leurs enfants, il y a vraiment plus d’espace pour la logistique. Certains enfants ont même peur, mais grâce au contact avec les étudiants, qui sont plus jeunes et prennent plus de temps, ils se sentent plus confiants et ça va mieux pour faire la vaccination.»

Parmi les équipements accessibles, notons des tapis roulants, chaises médicales, machines permettant d’évaluer le patron de marche, bureaux médicaux et plusieurs autres.

Accessibilité

En raison de la pandémie, la demande envers les cliniques-écoles du Collège Montmorency est en légère baisse, ce qui incite l’organisation scolaire à lancer un nouvel appel à la population intéressée.

«Il y a beaucoup de gens à qui je parle qui ne savent même pas que ça existe, note Martine Alain, coordonnatrice des cliniques-écoles et de santé. Nous arrivons maintenant au bout de nos listes [d’attente], donc c’est une belle opportunité. Pour la vaccination des enfants, c’est encore mieux, car il est possible de passer par le site Clic Santé.»

Les prix abordables sauront certainement en inciter plusieurs. Par exemple, les services de physiothérapie sont évalués à 25 $ par session, ce qui est bien en-dessous de ce qu’on peut retrouver chez les professionnels. Un prix encore moins dispendieux est également offert aux étudiants.

«Quand les gens viennent, ils ont envie de revenir, conclut Mme Alain. C’est bon signe. Ils trouvent qu’ils ont droit à un service professionnel et personnalisé, car les étudiants prennent leur temps avec eux. L’objectif est vraiment la mise en pratique des connaissances, donc ils ne voient pas les patients comme un numéro.»

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