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Inquiétude autour d’un crématorium

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Inquiétude autour d’un crématorium

«Pourquoi construire un crématorium près de nos résidences ? Cela va dévaluer nos maisons, la cheminée va rejeter des déchets polluants», déplore Danielle Labbé, qui habite rue Principale, à Sainte-Dorothée, à la sortie de l’assemblée de consultation de zonage de Ville de Laval, le 7 juillet.

Il s’agit de la troisième consultation publique à laquelle les résidents des cinq maisons adjacentes au complexe funéraire Yves Légaré sont conviés pour discuter de l’ajout d’un crématorium, avec sa cheminée haute de cinq mètres.

Des experts unanimes

«Entre les anxiétés que vous avez, qui sont normales d’avoir, et les résultats des experts, il y a une différence, a déclaré Gilles Vaillancourt, maire de Laval.

«Grâce aux études indépendantes que nous avons demandées, nous avons le meilleur de ce qui se fait aujourd’hui.»

Référendum

Depuis la première assemblée de consultation publique, le 27 août 2010, nombreux sont les Lavallois du secteur à s’opposer à la construction du crématorium.

Au total, 110 personnes pourront se prononcer ultimement par référendum sur l’issue du projet. Il s’agit des dix résidents des cinq maisons et de 100 commerçants possédant un bail au mégacentre Notre-Dame.

D’après Gilles Vaillancourt, les citoyens possédant le droit de vote se trouvent tous dans la zone commerciale 488, limitrophe à celle du complexe funéraire.

«Les gens du centre d’achat ont le droit de vote, c’est 100 personnes contre 10 résidents qui vivent sur place. Ça vient fausser le vote», selon Michel Labbé, qui habite sur la rue Principale.

Des citoyens en colère

«Je suis juste en face et je n’ai pas le droit de vote. Je suis mitigée quant à la construction de ce crématorium, mais je regrette surtout de ne pas pouvoir m’exprimer», déplore Nicole D’Amour. Un champ et quelques arbres séparent sa maison du complexe Yves Légaré.

C’est la même chose pour Ghislaine Doré, qui réside rue Mélanie, ses beaux-parents, voisins du crématorium et plusieurs autres. En août 2009, ils étaient 148 à signer une pétition contre le crématorium.

«Ceux qui ont droit de vote doivent être situés dans la même zone ou une zone limitrophe de celle concernée. C’est la loi», rappelle le maire.

«Ça nous paraissait un projet valable, mais on respecte le processus de la loi et les citoyens», dit-il.

Transparence

Selon Donald Andrews, fabricant de fours crématoires engagé par le complexe funéraire Yves Légaré, «la technologie moderne de ce four rencontre toutes les normes du Ministère. À 1000 °C, tous les gaz s’en vont dans la chambre secondaire. C’est infime ce qui ressort», insiste-t-il.

En plus des tests exigés tous les cinq ans par le ministère de l’Environnement, la Ville de Laval s’est proposée, par la voix de son maire, pour «rajouter une vérification indépendante tous les ans.»

Diane Laberge, vice-présidente de la société familiale Complexes Funéraires Yves Légaré, propose de poser un second filtre à la cheminée et invite les citoyens à visiter son installation à Longueuil.

«C’est ma première demande pour construire un crématorium. Je comprends les inquiétudes des citoyens, mais ils ont besoin d’être bien renseignés. Ma démarche depuis 2009 a toujours été transparente», conclut Mme Laberge.

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