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Ils ont tout tenté pour sauver Daniel Tessier

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Ils ont tout tenté pour sauver Daniel Tessier

Il a été très difficile pour les policiers de Laval d’effectuer les manœuvres afin de sauver la vie de leur collègue Daniel Tessier, a-t-on pu apprendre, en début de semaine, au procès de Basil Parasiris.

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Appelé à relater les faits qui se sont déroulés le 2 mars 2007, à Brossard, l’agent François Leblanc, de la police de Laval, a éprouvé beaucoup de mal à revivre en détail l’opération policière qui a coûté la vie à son confrère Daniel Tessier.

D’entrée de jeu, alors qu’il racontait les minutes qui ont précédé la fusillade, M. Leblanc a gardé le silence pendant de longues secondes, se retenant pour ne pas éclater en sanglots. L’émotion du policier était à ce point palpable que le juge Guy Cournoyer a levé l’audience pour quelques minutes, le temps que le policier reprenne ses esprits. «Nous avons donné trois coups de bélier sur la porte afin de l’enfoncer, puis nous avons crié « POLICE » de toutes nos forces, a-t-il raconté, à son retour, en éprouvant toujours beaucoup de difficulté. Entre le premier coup de bélier et le premier coup de feu, environ 9 à 10 secondes se sont écoulées.»

Premières manoeuvres

Touché au menton, Daniel Tessier s’est effondré dans l’entrée de la chambre des maîtres, à l’étage. Il aura fallu attendre que Basil Parasiris soit menotté avant de pouvoir enfin lui venir en aide.

C’est le policier Martin Saillant qui a procédé aux premières manœuvres. «J’ai viré Daniel sur le dos et j’ai vu son visage plein de sang et ses yeux déjà dilatés, a témoigné M. Saillant, mardi. J’ai retiré sa veste pare-balle et déchiré sa chemise. À la première respiration que je lui ai donnée, j’ai reçu beaucoup de sang au visage. Ça n’augurait rien de bon.»

L’agent Serge Lauzon a ensuite apporté son aide à Martin Saillant, et les deux policiers ont tout tenté, mais en vain. «Nous avons même camouflé le trou de la balle avec un plastique pour éviter que l’air ne sorte, poursuit M. Saillant. À leur arrivée, les ambulanciers ont pris la relève.»

Nathalie Allard

Lundi et mardi, la policière Nathalie Allard, qui a blessé au bras la conjointe de Basil Parasiris avec son arme à feu, a elle aussi livré sa version des faits.

«Je me souviens d’avoir vu Daniel couché sur le ventre, dans une flaque de sang, d’avoir entendu Martin Saillant crier qu’il fallait l’évacuer, et un autre répondre qu’on ne pouvait pas le faire tout de suite.»

Après les coups de feu, Mme Allard s’est réfugiée dans la salle de bains, d’où elle a contacté le 9-1-1 pour obtenir des renforts. Sur l’enregistrement de l’appel, qui a été entendu lors du procès, elle raconte qu’un policier a été touché, sans préciser de qui il s’agissait.

Lundi, l’agent Serge Lauzon a aussi été appelé à témoigner. À la demande de l’avocat de Basil Parasiris, il a notamment admis avoir menacé le suspect en lui montrant son poing, une fois qu’il était menotté, en le traitant d’«ostie de sale».

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