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Horreurs et délices du genre humain signés Bosch et Chouinard

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Culture

Horreurs et délices du genre humain signés Bosch et Chouinard

Grande admiratrice depuis l’adolescence du peintre Jérôme Bosch, plus particulièrement de son œuvre maîtresse, Le jardin des délices, la chorégraphe Marie Chouinard ne pouvait que sauter de joie quand une compagnie hollandaise l’a invitée à lui rendre hommage dans le cadre du 500e anniversaire de sa mort, en 2016.

«Ça m’a complètement emballée! s’exclame-t-elle encore aujourd’hui lorsqu’interviewée sur le sujet. J’ai toujours été fascinée par ce peuple humain que Bosch a peint, où l’horreur de l’enfer côtoie le paradis terrestre, qui dégage une beauté étrange et un côté surréaliste tellement actuel alors que l’œuvre date du Moyen-Âge.»

«En effet, tu regardes ce tableau et tu te dis que Picasso n’a rien inventé dans la folie de création», souligne François Hurtubise, coordonnateur de la Maison des arts de Laval (MDA) où Le jardin des délices sera présenté le jeudi 28 février.

«C’est un spectacle à grand déploiement, spectaculaire, qui consacre le génie de deux créateurs, Jérôme Bosch et Marie Chouinard, de renchérir Pascale Lalonde, responsable de la programmation en danse à la MDA. Il y a une œuvre mise en scène, certes, mais la constante demeure la qualité et le calibre extraordinaires des interprètes.»

Ce sont 10 danseurs qui prennent part à cette production. (Photo gracieuseté – Nicolas Ruel)

«Le public va plonger dans une peinture de Jérôme Bosch tel que je la vois et la perçois.»

 – Marie Chouinard, chorégraphe

Triptyque

Pendant 75 minutes sans entracte, la chorégraphie se déploie en trois tableaux sur la musique originale de Louis Dufort, complice de Marie Chouinard depuis plus de 20 ans.

Les 10 interprètes évoluent sur les planches, recréant les diverses parties de l’oeuvre imaginée par le peintre néerlandais et dévoilée en 1505, dans un mouvement renforcé par des projections sur grand écran s’intégrant habilement à la scénographie.

«J’ai demandé aux danseurs de se coller à la gestuelle et au positionnement de la centaine de personnages apparaissant dans Le jardin des délices, continue Marie Chouinard. Cela va de la représentation de Jésus et la vierge Marie à un foisonnement de corps dans un travail minutieux de représentation.»

Respect de l’oeuvre

Cette reproduction en mouvement d’un chef d’œuvre d’art visuel a exigé des mois d’exploration rigoureuse avant la première au Theaterfestival Boulevard, à Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, le 4 août 2016.

«Il y a certes de la nudité, mais toujours justifiée et nullement dérangeante afin de reproduire fidèlement l’essence de l’œuvre imaginée par Jérôme Bosch», d’ajouter Pascale Lalonde.

Avec cette production, Marie Chouinard n’en était pas à son premier dialogue chorégraphique avec l’art visuel, ayant déjà créé à partir de photographies de Nijinsky (Prélude à l’après-midi d’un faune), d’encres de Chine d’Henri Michaux (Mouvements) et le style pictural de Cy Twombly (Cy Twombly    Somehow), cette dernière produite avec les Ballets de Monte-Carlo.

La Compagnie Marie Chouinard, en coproduction avec la Jheronimus Bosch 500 Foundation (Pays-Bas), présente sa chorégraphie en trois actes Le jardin des délices, signée Marie Chouinard, le jeudi 28 février, à 20h, au Théâtre des Muses de la Maison des arts de Laval (1395, boulevard de la Concorde Ouest). Information: 450 667-2040.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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