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Henri Richard immortalisé à la Place Bell

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Henri Richard immortalisé à la Place Bell

Lors d’un vernissage organisé par la Ville de Laval pour rendre hommage à Henri Richard, deux œuvres d’art, réalisées par Louise Lemieux Bérubé, ont été dévoilées et sont désormais suspendues au plafond de l’entrée des loges à la Place Bell.

Marc Demers a utilisé des termes comme ardeur, loyauté et travail pour décrire la légende qui a habité Laval une bonne partie de sa vie. «[Grâce aux murales], il va continuer à inspirer des jeunes sportifs à persévérer et aller au bout de leur talent», a déclaré le maire Marc Demers.

Sur la photo on retrouve le maire Marc Demers, Guy Lafleur, Louise Lemieux Bérubé ainsi que la femme, les enfants et petits-enfants d’Henri Richard. (Photo 2M.Media – Martin Deland)

Plusieurs anciens des Canadiens de Montréal dont Guy Lafleur, Pierre Bouchard, Yvon Lambert et Réjean Houle étaient présents pour se remémorer certains souvenirs qu’ils ont vécu auprès de l’homme le plus titré de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Ses 11 conquêtes de la coupe Stanley, réparties sur trois décennies, font de lui le détenteur du record en Amérique du Nord.

«C’est quelque chose qui ne sera jamais dépassé», a mentionné l’ancien numéro 15 du Tricolore, Réjean Houle. Une affirmation qu’appuie Marc Demers.

La femme, les enfants et petits-enfants d’Henri Richard étaient aussi sur place pour représenter ce dernier qui, atteint par la maladie d’Alzheimer, ne pouvait être là.

«Mon père est un homme fier, a témoigné son fils Denis Richard, heureux du geste de Laval. Il n’aurait pas été insensible devant autant d’amour.»

Brave et courageux

Les anciens du Canadien n’avaient que de bons mots pour décrire un homme qu’ils considèrent comme peu bavard et détestant perdre.

«Il n’avait pas besoin de parler, a ajouté Guy Lafleur, lui qui a disputé quatre saisons aux côtés de l’ancien numéro 16. Tu avais juste à le regarder et tu savais ce qu’il voulait que tu fasses.»

Louise Lemieux Bérubé, qui l’a côtoyé durant les soirées du hockey, le détaille comme étant un modèle d’humilité et de courage.

Des mots qu’a aussi repris Réjean Houle pour le décrire. «C’est une personne très brave et sincère qui ne reculait devant personne, a-t-il clamé. Il avait du nerf.»

Le maire a reconnu l’importance de la famille Richard dans la vie des Québécois. «[Les deux frères] étaient la fierté d’un peuple et correspondent à l’éveil de l’identité du Québec, a-t-il dit. Ils font partie des premiers Québécois à s’être affirmés dans leur sport.»

Anecdotes

«Je me souviens d’un match contre les Bruins de Boston, en 1971, a mentionné Réjean Houle. Il s’en était pris au colosse Wayne Cashman qui était environ deux fois sa grosseur. Il ne s’était pas défilé et avait même gagné ce combat.»

L’ex-directeur général du Canadien se rappelle aussi tous les buts importants qu’a inscrits l’ancien capitaine durant sa carrière, lui qui n’était pas réputé pour être un marqueur.

À ses débuts dans la LNH, le Démon blond a eu la chance d’être le co-chambreur du frère du Rocket.

«Dans le temps, j’étais quelqu’un qui adorait prendre des bains, a raconté Guy Lafleur, en riant. Une fois à Vancouver, j’ai décidé de m’en faire couler un et alors que j’allais y entrer, Henri me dit qu’il veut aller aux toilettes. Je le laisse passer pour l’entendre, quelques secondes plus tard, patauger et s’installer dedans.»

L’artiste de 75 ans a confié avoir eu maille à partir quelques fois avec Henri Richard. «Je me souviens qu’on avait eu un argument sur la Crise d’octobre de 1970, on n’avait pas le même avis là-dessus, s’est remémorée Louise Lemieux Bérubé. Mais on se taquinait beaucoup.»

Même s’il est vrai qu’il n’était pas bavard, cette dernière rétorque qu’elle n’a jamais eu de difficulté à lui parler après la conquête du trophée ultime de la LNH. «Je crois qu’il n’était pas quelqu’un qui aimait les grandes foules, mais il faut dire que pendant les célébrations de la Coupe Stanley, on s’amusait beaucoup», a-t-elle ajouté.

Sentiment d’appartenance

Le maire de la Ville tenait depuis déjà un bon moment à rendre hommage d’une quelconque façon à ce grand homme. «Il a habité Laval tellement longtemps et a accompli des choses que personne n’a jamais fait», a-t-il soutenu.

Cette inauguration fait partie d’un processus pour Marc Demers, soit de créer un sentiment d’appartenance autour des ambassadeurs du sport lavallois.

«Nous avons eu de nombreux athlètes talentueux et nous ne les mettions pas en évidence», a-t-il affirmé.

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Journaliste aux sports et à l'éducation, nstgermain@2m.media , 450-667-4360 poste : 3530

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