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Gilles Vaillancourt aurait profité d’une «entente bonbon», selon l’opposition

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Gilles Vaillancourt aurait profité d’une «entente bonbon», selon l’opposition

JUSTICE. Le chef de l’opposition officielle, Jean-Claude Gobé, accuse le maire Marc Demers d’avoir menti en affirmant «avoir obtenu tout ce qu’il était possible d’obtenir de la part de M. Vaillancourt» lors de l’accord intervenu à la suite du plaidoyer de culpabilité de l’ex-maire de Laval, en décembre dernier.

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«Dans un communiqué publié le 5 juin, le chef d’Action Laval se scandalise «d’apprendre l’existence d’un condo en Floride, évalué à 900 000 $, enregistré au nom de l’épouse de Gilles Vaillancourt, Francine Dupuis».

M. Gobé réagissait ainsi à un article publié, la veille, dans le HuffPost Québec qui rappelait que cet actif immobilier – acquis en 2006 pour 160 000 $ comptant d’une société écran enregistré aux Bahamas – avait été placé à l’abri de toute saisie.

«Vaillancourt voulait acheter la paix et Demers, lui, voulait pouvoir annoncer qu’il avait récupéré de l’argent pour des raisons électorales», condamne Jean-Claude Gobé, soutenant que la Ville avait «le gros bout du bâton» dans ses négociations avec les procureurs du maire déchu, alors qu’il se reconnaissait coupable de fraude, complot et abus de confiance avant de prendre le chemin de la prison.

Un 2e condo

Outre ce condo situé dans «le plus beau secteur de Miami Beach», M. Gobé rappelle la récente acquisition d’un condo à l’Île Paton par l’épouse de Gilles Vaillancourt, «encore une fois en argent comptant».

Citant un article paru le 28 avril dans le Journal de Montréal, il ajoute que la fille du couple Vaillancourt a fait don de 205 000 $ à sa mère le jour de la transaction.

«Quand on se rappelle de la cousine de Gilles Vaillancourt qui a tenté de flusher une liasse de billets dans les toilettes, je me pose cette question: quels autres biens ont été achetés par les proches de Gilles Vaillancourt en argent comptant, avant son arrestation et même depuis les derniers mois?»

Jean-Claude Gobé n’en démord pas: «Justice n’a pas été rendue. Marc Demers a fait une entente bonbon […] Gilles Vaillancourt va sortir de prison dans quelques mois pour reprendre sa vie confortable.»

Réaction

Au cabinet du maire, on persiste et signe, précisant que la Ville est très satisfaite de l’entente négociée.

Celle-ci a fait en sorte que Gilles Vaillancourt retourne 8,6 M $ dans les coffres de la Ville, dont plus de 7 M $ ont été récupérés dans des comptes bancaires suisses.

En plus de purger une sentence de six ans, l’ex-maire a renoncé à sa pension annuelle de 30 000 $ et accepté de remettre en mai 2017 à la Ville les titres de propriété de son condominium de l’Île Paton, évalué à 1 M$.

Quant au condo en Floride, c’était déjà connu, souligne le porte-parole du maire, François Brochu, ajoutant qu’il appartenait à Mme Vaillancourt.

«Si des actifs qui n’ont pas été déclarés ressurgissent, l’entente est nulle et non avenue et les poursuites reprennent de plus belle», rappelle-t-il.

«Dans un communiqué publié le 5 juin, le chef d’Action Laval se scandalise «d’apprendre l’existence d’un condo en Floride, évalué à 900 000 $, enregistré au nom de l’épouse de Gilles Vaillancourt, Francine Dupuis».

M. Gobé réagissait ainsi à un article publié, la veille, dans le HuffPost Québec qui rappelait que cet actif immobilier – acquis en 2006 pour 160 000 $ comptant d’une société écran enregistré aux Bahamas – avait été placé à l’abri de toute saisie.

«Vaillancourt voulait acheter la paix et Demers, lui, voulait pouvoir annoncer qu’il avait récupéré de l’argent pour des raisons électorales», condamne Jean-Claude Gobé, soutenant que la Ville avait «le gros bout du bâton» dans ses négociations avec les procureurs du maire déchu, alors qu’il se reconnaissait coupable de fraude, complot et abus de confiance avant de prendre le chemin de la prison.

Un 2e condo

Outre ce condo situé dans «le plus beau secteur de Miami Beach», M. Gobé rappelle la récente acquisition d’un condo à l’Île Paton par l’épouse de Gilles Vaillancourt, «encore une fois en argent comptant».

Citant un article paru le 28 avril dans le Journal de Montréal, il ajoute que la fille du couple Vaillancourt a fait don de 205 000 $ à sa mère le jour de la transaction.

«Quand on se rappelle de la cousine de Gilles Vaillancourt qui a tenté de flusher une liasse de billets dans les toilettes, je me pose cette question: quels autres biens ont été achetés par les proches de Gilles Vaillancourt en argent comptant, avant son arrestation et même depuis les derniers mois?»

Jean-Claude Gobé n’en démord pas: «Justice n’a pas été rendue. Marc Demers a fait une entente bonbon […] Gilles Vaillancourt va sortir de prison dans quelques mois pour reprendre sa vie confortable.»

Réaction

Au cabinet du maire, on persiste et signe, précisant que la Ville est très satisfaite de l’entente négociée.

Celle-ci a fait en sorte que Gilles Vaillancourt retourne 8,6 M $ dans les coffres de la Ville, dont plus de 7 M $ ont été récupérés dans des comptes bancaires suisses.

En plus de purger une sentence de six ans, l’ex-maire a renoncé à sa pension annuelle de 30 000 $ et accepté de remettre en mai 2017 à la Ville les titres de propriété de son condominium de l’Île Paton, évalué à 1 M$.

Quant au condo en Floride, c’était déjà connu, souligne le porte-parole du maire, François Brochu, ajoutant qu’il appartenait à Mme Vaillancourt.

«Si des actifs qui n’ont pas été déclarés ressurgissent, l’entente est nulle et non avenue et les poursuites reprennent de plus belle», rappelle-t-il.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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