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Gestion de crise: l’opposition réclame plus de transparence

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COVID-19

Gestion de crise: l’opposition réclame plus de transparence

L’opposition officielle dénonce «la gestion opaque de la crise par le maire Demers» depuis l’état d’urgence sanitaire décrété par Québec, le 13 mars.

Selon le chef de Parti Laval, Michel Trottier, voilà six semaines que l’administration Demers fait cavalier seul aux commandes de la Municipalité.

Tenus à l’écart

Les élus ne faisant pas partie de l’équipe du maire sont tenus à l’écart des décisions et dans l’ignorance de celles-ci, déplore le leader de l’opposition et conseiller de Marc-Aurèle-Fortin, qui dit prendre connaissance des mesures déployées à Laval sur la page Facebook du maire ou par le biais des médias.

«Le maire Demers oublie que ce sont tous les membres du conseil qui ont un rôle d’information et de représentation [auprès] des Lavallois et Lavalloises. C’est déplorable, et même gênant, que les représentants de l’opposition ne soient pas davantage consultés», écrit-il.

Il en veut pour preuve la récente mise à pied temporaire de 250 employés à la Ville en lien avec la COVID-19. «Ç’a jamais été discuté. Je l’ai appris par un avis aux employés», explique Michel Trottier en évoquant une communication transmise par la Direction des ressources humaines le 23 avril.

En vase clos

Représentant également l’opposition officielle, le conseille de Fabreville, Claude Larochelle, renchérit: «Nous n’avons […] aucune idée de l’effet de la crise sur les finances publiques. Alors que les premiers ministres Trudeau et Legault informent quotidiennement la population de l’état de la situation, que la mairesse de Montréal, Mme [Valérie] Plante, annonce publiquement des compressions budgétaires importantes, le maire Demers, de son côté, opère en vase clos et néglige de transmettre de l’information primordiale aux citoyens et aux citoyennes.»

MM. Trottier et Larochelle terminent en affirmant qu’en plus de priver la Ville «d’un apport important», cette «absence de communication […] nuit dangereusement à la démocratie».

Démenti

Au cabinet du maire, on assure que «l’ensemble des élus municipaux sont informés de la même manière sur la situation liée à la COVID-19». Cela vaut également pour la surveillance du niveau des rivières en cette période de crue printanière, précise-t-on.

On détaille ainsi «les outils qui sont distribués à tous […] quotidiennement ou au besoin»: statuts de direction sur la totalité des actions de communication (communiqués, achats publicitaires, infolettres, publications sur les médias sociaux avec statistiques Web), trousses numériques pour médias sociaux, documents Questions-réponses ou Messages-clés et communiqués de presse.

À cela, poursuit-on, s’ajoutent des présentations par la sécurité civile (au besoin), la rencontre avec les directeurs de service le 3e mardi du mois, la rencontre pré-conseil jumelée à une présentation des services le 1er mardi du mois, la mise en place de rencontres statutaires réunissant les directeurs de chaque formation politique et la possibilité pour les directeurs de cabinet d’échanger entre eux.

«Le maire a également produit plusieurs vidéos et lorsque celles-ci traitaient d’une décision du comité exécutif ou du CM [conseil municipal], des communiqués de presse ont été envoyés au même moment. Les résolutions sont toujours publiques et les sommaires décisionnels des séances publiques du CE [comité exécutif] aussi», mentionne la porte-parole du cabinet du maire, Valérie Sauvé.

Son vis-à-vis au cabinet de l’opposition, Geoffroy Desautels, rectifie les faits, affirmant que les rencontres mensuelles hors-pré-conseil de mars et avril ont toutes deux été annulées. «En période de pandémie, il y a eu moins de rencontres qu’à l’habitude», persiste et signe Michel Trottier.

Impact financier

Par ailleurs, on a décliné notre demande d’entrevue avec le maire en marge des impacts que la crise de la COVID-19 aura sur les finances municipales.

«Il est encore trop tôt pour annoncer l’impact de la pandémie sur les prévisions budgétaires pour l’année en cours», explique Mme Sauvé, suggérant de remettre cette rencontre à plus tard.

«Nous sommes toujours à l’étape d’analyser l’ensemble des facteurs qui affecteront les revenus et dépenses de la municipalité. Après avoir finalisé cet exercice, nous annoncerons le portrait prévisionnel pour 2020 et les mesures associées pour y remédier si requis», termine-t-elle.

Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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