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Explosion des places en garderies privées

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Explosion des places en garderies privées

CPE. Le nombre de places en garderies privées a connu une augmentation de 1042 % depuis 2007 au Québec, selon une nouvelle étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) publiée le 14 avril.

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Les garderies privées non subventionnées (GPNS) offraient 4538 places en 2007, maintenant il y en a 51 843. À Laval, on comptait 3 GPNS en 2003, alors que le 31 décembre 2015 on en dénombrait 88.

«Depuis 2007, les gouvernements libéraux n’ont rien fait pour parachever le réseau public de services de garde. Ils ont fait naître un réseau de garderies privées et l’ont rendu compétitif avec celui du public», affirme le directeur général du Regroupement des centres de la petite enfance (CPE) de Laval-Laurentides, Mario Boucher.

Pas de surprise

Ce dernier considère que le constat de cette étude n’est pas surprenant. «Ça fait longtemps qu’on le dit. Nos acteurs voient ce qui se passe dans les deux réseaux. C’est un soulagement que de façon scientifique, on démontre que le gouvernement fait fausse route», stipule-t-il.

Le gouvernement a notamment bonifié le crédit d’impôt pour service de garde, mis en place la modulation des tarifs en fonction du revenu et coupé dans les subventions des services de garde publics. «Tout cela a été fait au détriment du public.»

L’étude démontre que le gouvernement a choisi de privilégier un réseau d’éducation à la petite enfance de qualité inférieure.

«C’est inquiétant! La volonté du gouvernement Couillard est de favoriser le privé. Notre modèle de CPE ne semble pas plaire aux libéraux qui favorisent la mise en place d’un système parallèle», souligne-t-il.

L’étude de l’IRIS confirme à nouveau l’importance qu’un réseau de service de garde à prix réduit qui a permis aux femmes d’intégrer le marché du travail.

«La création, dans les années 1990, de l’offre de service de garde subventionné a permis aux femmes québécoises de non seulement rejoindre le taux d’activité des femmes canadiennes, mais de le dépasser. En effet, si nous avions suivi les politiques canadiennes en matière de services de garde, 41 000 Québécoises de moins seraient actuellement sur le marché du travail ou en recherche d’emploi», a conclu Mario Boucher.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a participé au financement de cette étude.

Les services de garde au Québec: «champ libre au privé» est disponible gratuitement au iris-recherche.qc.ca.

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