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Étude de caractérisation en cours sur l’île Saint-Joseph

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Étude de caractérisation en cours sur l’île Saint-Joseph

Pour l’organisme Sauvons nos trois grandes îles (STGI) de la rivière des Mille-Îles, les travaux de creusage qui ont débuté le 22 août sur l’île Saint-Joseph rappelle la fragilité de ce milieu naturel qu’il voit menacer à nouveau.

Aux fins d’échantillonnage, les excavatrices de la firme d’experts conseils SOLROC sont à creuser quelque 70 trous à travers l’île, incluant le milieu humide, s’inquiète la présidente de l’organisme, Huguette Larochelle.

«Ces travaux de creusage seront suivis de travaux de forage afin de prélever par carottage des échantillons de roc, écrit-elle dans un communiqué publié le 28 août. Ces études permettront de déterminer la nature et les propriétés géotechniques des sols de l’île St-Joseph.»

Luigi Liberatore, propriétaire de l’Île Saint-Joseph.
(Photo 2M.Media – Archives)


Appel à la Ville

Ce nouveau chapitre dans la saga de l’archipel Saint-François pousse Mme Larochelle et son groupe à interpeller les autorités municipales afin que celles-ci relancent rapidement les pourparlers avec le propriétaire de l’île, Luigi Liberatore.

«La Ville doit cesser de tergiverser», affirme le groupe de pression qui réclame de l’administration municipale l’acquisition de l’île Saint-Joseph par expropriation s’il le faut. On demande également de confier à un organisme reconnu comme Conservation de la nature, Canards Illimité ou Nature-Québec le mandat d’en déterminer la valeur marchande et d’embaucher un négociateur externe expérimenté dans les milieux naturels.

Entente avortée

L’entente financière tripartite selon laquelle le gouvernement provincial, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la Ville de Laval devaient acquérir les trois grandes îles a avorté au printemps 2018 en raison d’une mésentente entre les parties, rappelle Mme Larochelle.

Québec et la CMM contestaient la valeur marchande des îles aux Vaches et Saint-Pierre dont la Ville avait négocié l’achat pour 21 M$, soit l’enveloppe maximale convenue au départ pour l’acquisition des trois grandes îles. L’administration Demers avait alors expliqué qu’à défaut d’acquérir les trois, elle avait obtenu une entente de principe pour deux îles totalisant 82 % de la superficie totale de l’archipel Saint-François. Les partenaires ont retiré leurs billes et l’entente est tombée à l’eau.

Impasse

Rejoint par le Courrier Laval, le propriétaire de l’Île Saint-Joseph, Luigi Liberatore, explique que l’exercice de caractérisation des sols auquel il procède actuellement s’inscrit dans une démarche visant à déposer éventuellement un projet.à la Ville. L’idée est de protéger son investissement de 2,6 M$ lors de l’acquisition de l’île en 2006, mentionne-t-il. «Il faut que je me sorte de cette impasse. La seule façon est d’obtenir un permis.»

Outre un parc de maisons mobiles, le zonage en vigueur ne permet la construction d’habitations que le long de la rue existante (Plage des îles), ce qui pourrait accueillir tout au plus une dizaine de maisons unifamiliales détachées, estime Mme Larochelle. Tout autre projet de développement nécessiterait une demande de changement de zonage auquel s’opposeraient forcément les citoyens.

Statu quo intenable

M. Liberatore rejoint Mme Larochelle qui presse la Ville de prendre action afin de préserver la riche biodiversité et la haute valeur écologique de l’île.

«Si la Ville veut vraiment faire un parc [voué à la conservation], elle n’a qu’à me faire une offre raisonnable et acceptable ou aller en expropriation, fait valoir le propriétaire. La situation actuelle ne sert personne sauf les huit ou neuf familles qui vivent sur l’île».

Aux instances municipales et provinciales, il reproche d’opposer les uns aux autres par leur inaction et de fouler aux pieds le droit des citoyens à la propriété.

«On a changé le zonage et imposé deux mises en réserve, termine celui qui s’estime «abusé» par le pouvoir public. Il n’y a jamais vraiment eu de discussions constructives avec la Ville ou de négociations pour l’achat de l’île».

Réaction

Au cabinet du maire Demers, on soutient que «dès le début», les représentant de la Municipalité ont «eu des discussions avec les propriétaires des terrains figurant sur les trois îles en vue de les acquérir pour en assurer leur conservation» et que «par respect pour les citoyens», ils avaient pour consigne de «toujours restés dans les marges de la juste valeur marchande des terrains».

La porte-parole, Valérie Sauvé, assure que l’intérêt pour l’île St-Joseph est toujours présent «dans la mesure où la transaction reflèterait ce principe» de juste prix.

Vu l’importance des sommes en cause liées à l’achat des îles, le cabinet réitère le souhait de convenir d’un nouvel accord tripartite qui impliquerait cette fois Ottawa. Cela s’inscrira d’ailleurs dans le cahier de ses demandes aux partis politiques fédéraux en vue de la campagne électorale qui s’ébranlera sous peu.

 

 

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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