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Engouement pour la pêche en contexte de pandémie

Le contexte de pandémie de la COVID-19 a permis à plusieurs citoyens de revenir aux sources lors du dernier été. Parmi ceux-ci, nombreux ont décidé de pratiquer la pêche sur le territoire lavallois.

«Les gens ne pouvaient aller aux États-Unis cette année, note Stéphan Bourgeois, président de l’Association des pêcheurs sportifs du Québec. Il y a beaucoup de pêcheurs qui se sont achetés un permis au Québec et qui pêchent dans les plans d’eaux aux alentours de Montréal. Ç’a augmenté l’engouement pour la pêche récréative.»

Il ne serait pas surpris de voir les 708 875 permis de pêche vendus dans la province lors de l’année précédente être surpassés en 2020-2021.

Lieux intéressants

Comme Laval est une île, l’accès aux plans d’eau n’est pas un problème pour les adeptes de la pêche. Plusieurs endroits sont d’ailleurs reconnus en fonction des intérêts de chacun.

«Sans contredit, l’archipel Sainte-Rose demeure un lieu privilégié pour tous, explique Anaïs Boutin, directrice des programmes de protection et conservation à Éco-Nature. Facile d’accès, sécuritaire, avec des zones d’eau calmes, des îles, mais aussi des zones à plus fort courant. Cette zone permet des pêches intéressantes, été comme hiver.»

Elle note également que certains secteurs à l’ouest sont particulièrement intéressants pour l’esturgeon jaune, tandis que d’autres à l’est sont d’intérêt pour l’alose savoureuse. Une opinion partagée par M. Bourgeois.

«Il peut y avoir près d’une centaine de personnes par jour à la Berge de l’alose entre la deuxième semaine de mai et la deuxième de juin, assure-t-il. C’est un poisson fait très plat. Il y a beaucoup d’emprise dans le courant, ce qui fait que lorsqu’il se tourne de côté, ça donne une bonne résistance.»

«Un autre lieu qui est agréable pour la pêche est la fosse située à proximité de l’île Kennedy, ajoute Louis Provost-Brien, responsable de la programmation et des projets spéciaux au Parc de la Rivière-des-Mille-Îles. Celle-ci, plus profonde, est un endroit où le courant gagne en puissance, ce qui fait qu’on y retrouve beaucoup de poissons, entre autres de l’achigan, du grand brochet ou du doré jaune.»

Le pont Marius-Dufresne et l’île Turcotte sont aussi parmi les endroits reconnus.

Poissons disponibles

La perchaude est l’un des poissons les plus pêchées aux alentours de l’île Jésus. Celle-ci vit en groupe, ce qui fait que lorsqu’on en pêche une, il y a de fortes chances d’en prendre plusieurs.

«Le grand brochet est aussi un poisson prisé à la rivière des Mille Îles, pour son côté plus combatif qui exige un peu plus de technique, tout comme l’achigan à grande bouche et l’achigan à petite bouche, témoigne Mme Boutin. Le doré jaune [et le noir] y sont aussi fréquemment pêchés.»

Elle mentionne également les crapets et, plus rarement, des prises spectaculaires de maskinongé.

Par ailleurs, la pêche est autorisée à tout moment de l’année sur le territoire lavallois. En hiver, les perchaudes, dorés jaunes et grands brochets sont les espèces les plus susceptibles d’être recueillies, car les autres quittent généralement les eaux de la région durant cette période.

Restrictions

En plus du permis, certaines restrictions s’appliquent pour limiter le nombre de prises quotidiennes des pêcheurs.

«Il y a également des limitations au niveau du poids et de la longueur des poissons, précise M. Provost-Brien. Ceux-ci doivent répondre à certains standards compris entre des mesures minimales et maximales.»

L’aménagement du territoire est aussi un facteur important pour conserver la qualité des poissons qui s’y retrouve.

«Des rives naturelles et bien végétalisées contribuent à garder l’eau fraîche appréciée des poissons, en plus de leur fournir des habitats, explique Anaïs Boutin. En revanche, des rives artificielles emmagasinent la chaleur et la redistribue à l’eau, même lorsqu’il n’y a plus de soleil. Cet accroissement de température, fait baisser l’oxygène de l’eau, ce qui nuit à la faune aquatique, en plus de favoriser la prolifération d’algues et de bactéries nuisible.»

Par ailleurs, Catherine Angehrn, responsable en marketing et communications au Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, note que différentes activités sont habituellement offertes pour initier les jeunes et familles à la pêche. Il est toutefois trop tôt pour déterminer si celles-ci auront lieu à l’hiver en raison du contexte actuel de pandémie.

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