Mis à jour le 13 février 2026 à 15h39
Face aux hausses faramineuses des coûts reliés à la collecte sélective imposés aux entreprises qui mettent les produits en marché, la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et députée des Mille-Îles, Virginie Dufour, a fait parvenir une demande de mandat d’initiative à la Commission des transports et de l’environnement.
La députée libérale s’inquiète que les coûts imposés aux producteurs québécois pour le système de cueillette sélective soient devenus exorbitants et néfastes pour notre économie.
En effet, depuis que Éco Entreprises Québec (ÉEQ) gère et finance le système de collecte sélective, maintenant basé sur une approche de responsabilité élargie des producteurs (REP), ceux-ci doivent assumer des hausses de 76% à 350% selon des chiffres obtenus par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec.
«Alors que ÉEQ prévoit des coûts de 955$/tonne pour la collecte sélective, l’enfouissement se fait en moyenne à 108$/tonne et le compostage à 120$/tonne, s’interroge Virginie Dufour, par voie de communiqué. Pourquoi cet écart et comment justifier que l’on impose des frais de cette ampleur à nos entrepreneurs et, par conséquent, aux consommateurs québécois?»
De plus, pendant que les coûts explosent, on coupe dans le service de cueillette qui se fera dorénavant aux deux semaines, partout au Québec, alors que plusieurs villes étaient encore desservies sur une base hebdomadaire.
Dans le contexte où cet effet s’ajoute à la crise tarifaire qui les frappe, aux pressions inflationnistes des trois dernières années et à un environnement réglementaire toujours plus contraignant, Mme Dufour demande que les parlementaires puissent entendre des représentant.e.s d’entreprises québécoises qui subissent les contrecoups de cette réforme ainsi que des experts et acteurs de l’industrie afin de trouver des pistes de solution et faire des propositions au gouvernement.
«Le nouveau système de collecte sélective a des impacts financiers majeurs pour nos entreprises, indique la députée des Mille-Îles, dans la même communication aux médias. Non seulement elles voient leur viabilité économique compromise, mais une bonne partie du poids financier sera inévitablement assumée par les consommateurs. C’est pourquoi il est important de faire la lumière sur l’explosion des coûts d’opération et sur les solutions qui permettraient de freiner cette hausse vertigineuse.» (C.P./IJL)



