Mis à jour le 17 Décembre 2025 à 08h31
Le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2026-2028 a été adopté en assemblée extraordinaire le 15 décembre à 18 voix contre 3.
Tel qu’il avait été annoncé, ce plan d’investissement de 1 705 000 000 dollars est exempt de tout nouveau grand projet.
Douze pour cent (12 %) de cette enveloppe servira à terminer les grands projets déjà en chantier, soit la construction de la nouvelle cour municipale, l’agrandissement et la rénovation de fond en comble de l’hôtel de ville et la construction de l’Épicentre-Culturel qui abritera la Grande bibliothèque et le Centre de création artistique professionnelle (CCAP) au cœur du centre-ville.
Tout le reste sera investi dans le maintien et la mise aux normes des infrastructures existantes de même que dans les projets de quartier, a indiqué le maire Stéphane Boyer avant la prise du vote.
«Les priorités de ce PTI portent notamment sur des investissements visant à mieux nous protéger contre les inondations, à améliorer la gestion des surverses et à améliorer la qualité de nos routes», expliquait-il dans un communiqué publié deux heures suivant son adoption.
Faits saillants
Les investissements projetés se ventilent ainsi : 613 millions de dollars pour la première année, 538 M$ en 2027 et 554 M$ en 2028.
À eux seuls, ces 5 postes budgétaires requièrent 1,3 milliard, soit plus de 75 % de l’ensemble des sommes inscrites au PTI
- Bâtiments municipaux : 385 M$ pour la modernisation d’installations sportives, communautaires, culturelles et administratives;
- Réseaux d’égout et d’aqueduc : 313 M$ pour des travaux de renouvellement et de modernisation afin d’assurer la fiabilité des services essentiels et une plus grande résilience face aux inondations;
- Usines et postes de traitement de l’eau : 225 M$ pour des mises à niveau majeures afin de maintenir la qualité de l’eau potable et de continuer à répondre aux normes environnementales;
- Parcs et espaces communautaires : 200 M$ pour la création et la revitalisation d’espaces publics afin de maintenir l’offre de milieux de vie sains, verts et accessibles à la population;
- Réseau routier : 182 M$ pour améliorer des infrastructures et favoriser la mobilité durable et sécuritaire de tous les usagers de la route.
La préservation des infrastructures municipales et la réponse aux besoins essentiels de la population ont guidé l’élaboration de ce plan d’investissement qui, en 2028, consacrera près de 75 % de l’enveloppe annuelle à l’entretien des actifs. Un changement de cap majeur, considérant que le PTI investissait traditionnellement 50 % des sommes dans le développement de nouvelles infrastructures.
Critiques
Trois des cinq élus de l’opposition ont voté contre, dont le conseiller d’Action Laval David De Cotis qui a déploré que pour une deuxième année consécutive, le conseil a dû autoriser une dérogation à la Politique de gestion de la dette à long terme.
«Nous couvrons seulement 32 % des dépenses récurrentes [des programmes à la charge de l’ensemble des citoyens prévues au PTI 2026] par des paiements comptants alors que la Politique exige 50 %», a-t-il indiqué, tout en reprochant à l’administration Boyer d’ajouter un milliard de dollars à l’endettement d’ici trois ans, ce qui porterait le service de la dette à 244 M$ en 2029.
En réplique, le maire Boyer a insisté pour dire que la dette est sous contrôle et que la cote de crédit AA+ avait été maintenue le mois dernier, à Laval.
En 2026, le PTI injectera 47 % d’un budget de 613 M$ dans le développement des infrastructures notamment liées aux «mégaprojets» du maire Boyer, a d’abord mis en lumière Louise Lortie, conseillère de Parti Laval, jugeant le tout «contradictoire» par rapport au virage annoncé.
Carré Laval
«Personne n’en a parlé», a enchaîné Mme Lortie en soulevant le fait qu’une somme de 175 M$ soit prévue pour le développement du Carré Laval «pendant que nos infrastructures de base continuent de se détériorer». Montant que le maire a démenti, sans toutefois préciser le budget projeté au PTI pour ce futur écoquartier innovant et emblématique.
Suivant la mise en ligne de cet article, le cabinet du maire a tenu à rétablir les faits, affirmant que 140 de ces 175 M$ étaient projetés ultérieurement à 2028. Quant aux 35 M$ inscrits au PTI 2026-2028, cette somme inclut «des mises à niveau d’infrastructures pour accueillir 23 000 nouveaux logements au centre-ville, qui dépassent la simple desserte du Carré Laval».
Bref, pour les 3 années à venir, on chiffre à 10,3 M$ les sommes réellement planifiées pour le Carré Laval, «dont une partie est toujours financée à même la subvention provinciale», termine-t-on.
Autres interventions
Par ailleurs, Martin Vaillancourt, également de Parti Laval, a justifié son vote en défaveur en raison de la «pression énorme» que le plan d’immobilisations exerce sur la dette municipale.
Pour sa part, la conseillère indépendante, Aglaia Revelakis, a voté en faveur, non sans souligner une «réserve» quant à l’impact du PTI sur l’endettement et le compte de taxes des Lavallois.
Quant à la 5e élue siégeant dans l’opposition, Isabelle Piché, conseillère d’Action Laval, elle manquait à l’appel pour une 3e assemblée extraordinaire depuis l’élection du 2 novembre.
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