Mis à jour le 29 janvier 2026 à 14h25
Louise Lafortune, une Lavalloise de 74 ans, prend des cours au studio de danse latine Fuego Latino, dans Fabreville. Avec le professeur et directeur du studio, Steve Alvarez, Louise participe à des compétitions de danse depuis maintenant deux ans.
Louise Lafortune, professeure émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), au sein du département des sciences de l’éducation, a découvert les danses latines il y a 10 ans, lors d’un voyage à Cuba.
«J’étais plutôt dans la vie cubaine, affirme la Lavalloise, alors ça m’a mis vraiment dans le bain de la danse, les soirées hors de l’hôtel, dans des bars, restaurants, puis soirées organisées.»
Après avoir emménagé dans Chomedey, en 2021, elle a tout de suite cherché à suivre des cours de danse latine.
«Je viens du monde des mathématiques, explique la professeure d’université, donc, il y en a qui peuvent se demander comment passer des mathématiques au monde de la danse. J’ai commencé à l’adolescence avec des cours de ballet. J’ai toujours aimé danser. J’ai toujours dansé dans les soirées, mais je n’ai pas eu vraiment l’occasion d’approfondir la danse dans ma vie. [Le voyage] à Cuba et [la découverte de] Fuego Latino, ç’a été des moments importants pour me développer dans la danse, et surtout pour voir la vie autrement, s’épanouir par la danse.»
Catégories d’âge adaptées
La Lavalloise a commencé les compétitions de danse à 72 ans. En compétition, elle se trouvait souvent dans la catégorie 50 ans et plus. Elle devait concourir face à des personnes de plus de 20 ans ses cadets.
«J’ai mené une petite réflexion, explique Mme Lafortune. J’ai fait des demandes dans les endroits où ils font les compétitions parce qu’il n’y avait pas tout le temps des catégories 60 ans et plus, et moi, j’en ai 70 et plus.»
Les demandes de la danseuse amateur ont été bien reçues, permettant un écart d’âge moins important entre les compétiteurs.
«J’ai réussi, affirme Louise Lafortune. Ce n’est pas vraiment une bataille, mais plutôt des demandes, parce que les gens ont réagi très positivement et rapidement à ça.»
Comment progresser?
Commencer un sport à plus de 70 ans n’est pas facile et participer à des compétitions l’est encore moins.
Ce sont des cours particuliers, avec Steve Alvarez, qui ont le plus aidé Louise à progresser et à se sentir assez en confiance pour concourir.
«J’ai trouvé que j’avançais beaucoup dans les cours privés, affirme la danseuse. Un cours privé pouvait [me donner la progression] de cinq cours de groupe. Mais je ne peux même pas vraiment comparer, c’est tellement différent. Je prends beaucoup [de cours privés] avec Steve. Ça aide à avancer dans son propre style, à son propre rythme et surtout [ça permet] de recevoir des commentaires, même si parfois, ils ne sont pas toujours faciles à recevoir, [il en faut] pour avancer.»
Pour Mme Lafortune, participer à des compétitions de danse latine sans avoir pris de cours particuliers au préalable serait impensable.
«Je ne crois pas que j’aurais pu participer à des compétitions si je n’avais pas pris des cours privés, de déclarer la septuagénaire. Je pense que si des gens veulent participer à des compétitions, il faut au moins avoir pris un certain nombre de cours privés pour y participer.»
En quoi consistent les compétitions?
«Quand les gens entendent que je participe à des compétitions, [ils sont impressionnés], je voudrais le démystifier un peu», d’exprimer la professeure d’université.
D’après Louise Lafortune, les compétitions sont divisées en deux parties principales.
Dans la première, les danseurs apprennent par cœur une chorégraphie, et doivent la présenter devant un jury.
La deuxième catégorie, dans laquelle Louise concourt, est de l’improvisation.
Dans ce volet appelé «Heats», elle danse avec son professeur Steve Alvarez.
«Ça s’appelle Pro-AM, ça veut dire professionnel – amateur, explique Louise Lafortune. Je danse avec mon prof et la personne amatrice, c’est moi. Et c’est moi qui suis jugée.»
Mme Lafortune a fait le choix de concourir dans cette catégorie, car «ça me demande moins d’énergie que d’apprendre une chorégraphie. On dirait que [l’improvisation], ça me donne une énergie intérieure plus intéressante que si j’avais le stress de me tromper dans une chorégraphie».
Pourquoi participer à des compétitions?
Pour la Lavalloise, concourir est un moyen de s’entraîner plus sérieusement.
«Je ne pense pas que je pratiquerai avec autant d’intensité [sans aller aux compétitions], explique-t-elle. L’adrénaline [de concourir], je l’aime. La première fois, c’était en août 2024. J’ai aimé ça et je [voulais] recommencer.»
Bien que Louise Lafortune participe à plusieurs compétitions chaque année, elle admet que certaines personnes choisissent de ne pas faire de compétitions à cause des coûts d’inscriptions.
Malgré tout, elle pense que les compétitions sont un moyen de se pousser à dépasser ses limites et à s’améliorer davantage qu’en suivant des cours pour le plaisir.
Accessible à tout âge
Louise Lafortune est persuadée que les danses latines sont accessibles à tout âge.
«C’est accessible parce qu’il n’y a pas beaucoup de sauts. Certains mouvements que les jeunes de 30 ans font, je ne suis pas très habile pour les faire, mais ce n’est pas absolument nécessaire de les faire.»
Les danses et chorégraphies peuvent être adaptées aux capacités de chacun.
«Au studio, explique Steve Alvarez, propriétaire du studio Fuego Latino, on accepte tout le monde, autant les jeunes que des gens plus âgés. Il n’y a pas de limite. Tant que tu respires, que tu bouges, tu es capable de danser.»
Santé physique et mentale
«J’étais quand même déjà en forme. Je marchais beaucoup. Mais j’avais eu des difficultés avec un genou et j’ai trouvé que les danses latines m’avaient aidé à passer à travers, avoue Mme Lafortune. Ç’a sauvé mon genou.»
Ses difficultés au genou l’obligeaient à utiliser une canne, selon elle, la danse lui a permis de s’en séparer.
Selon Steve Alvarez et Louise Lafortune, les cours et autres événements de danse latine sont également une très bonne façon de socialiser.
«C’est une façon de rencontrer les gens et puis de sortir de l’isolement», affirme la Lavalloise.
Téléchargez notre application
C’est simple et gratuit.
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



