Mis à jour le 10 mars 2026 à 12h03
Dans la foulée de la Journée internationale des droits des femmes, Sona Lakhoyan Olivier, députée de Chomedey, a fait une déclaration en lien avec la ménopause à l’Assemblée nationale du Québec, puis déposé une motion proposant la création d’une Politique nationale sur la santé des femmes.
«En tant que femme ménopausée, je trouve qu’il manque de connaissance et de services, témoigne la députée provinciale. On a besoin de faire quelque chose.»
Après plusieurs années de réflexion au sein du Parti Libéral du Québec (PLQ), puis comme indépendante, Sona Lakhoyan Olivier en est venue à la conclusion que son rôle était de briser les tabous autour de la ménopause et de démarrer une conversation constructive à propos de la santé globale des femmes et filles.
La politicienne salue les personnalités publiques du Québec qui ont œuvré au cours des dernières années à lever le voile sur des enjeux féminins, comme Julie Snyder qui a énormément milité pour l’accessibilité à la fécondation in vitro et Véronique Cloutier avec son documentaire Loto-Méno sur les hormones bio-identiques.
«C’était un pas important, mais une mesure ne fait pas une politique, a déclaré la députée de Chomedey au parlement québécois, le 26 février. Nous sommes en 2026, au 21e siècle. La science existe, les institutions existent. Ce qui manque, c’est la volonté politique. C’est notre moment. C’est maintenant ou jamais.»
Motion
En addition à son discours, Sona Lakhoyan Olivier a déposé une motion au cours de la même séance. Dans cette motion, la députée réclamait que l’Assemblée:
- «reconnaisse que les réalités hormonales liées notamment aux menstruations et à la ménopause peuvent entraîner des impacts importants sur la santé physique, la santé mentale et la qualité de vie des femmes;
- souligne que les femmes représentent près de 50% des élus et des membres du Conseil des ministres et que l’Assemblée nationale a la responsabilité d’exercer un leadership en matière de santé des femmes;
- affirme l’importance d’une approche accrue en prévention, en recherche et en suivi structuré afin de garder nos filles et nos femmes en santé le plus longtemps possible;
- exprime la volonté du Québec de devenir un leader mondial en recherche sur la santé des femmes et un modèle en matière de politiques publiques;
- et demande au gouvernement du Québec d’amorcer les travaux en vue de la mise en place d’une politique nationale sur la santé des femmes».
Faute de consentement, la motion n’a pu être débattue. Sans préciser qui s’y est opposé, Lakhoyan Olivier a lâché que la Coalition Avenir Québec (CAQ) n’était pas d’accord.
«Pour la première fois, on a parlé de ménopause à l’Assemblée nationale, se réjouit tout de même l’élue. Ce n’est pas facile d’enlever les tabous… Avec un gouvernement déficitaire, est-ce qu’ils ont eu peur?»
Selon la députée de Chomedey, l’enjeu devait forcément être budgétaire. Elle s’engage à vérifier auprès des personnes concernées si le contenu de la motion pourrait être altéré afin de faire l’unanimité ainsi qu’à poursuivre sa lutte pour un système de santé soutenant davantage les femmes.
Téléchargez notre application
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



