La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a réagit vivement à la réaction de France-Élaine Duranceau, ministre responsable de l’Habitation, concernant la hausse estimée du prix des loyers à 5,9% pour 2025.
« Il faut plus de logements, nous en sommes aussi, fait valoir Éric Gingras, président de la CSQ, par communiqué. Mais ça ne se fera pas en claquant des doigts d’ici les prochaines semaines! Une hausse anticipée de 5,9 %, c’est largement au-dessus de l’inflation.»
Or, la Centrale rappelle que la hausse du salaire minimum pour 2024 était de seulement 3,28% alors que l’inflation, pour la même période de référence, se situait pourtant à 4,5%.
«Et aujourd’hui, sous prétexte que c’est une décision sous la responsabilité du Tribunal administratif du logement, il laisse aller des hausses à 5,9%, image M. Gingras. Voyons donc! Et pour les hausses des tarifs d’hydroélectricité qu’il a pourtant fait geler à 3%, aussi en prétextant vouloir les maintenir près de l’inflation? À un moment donné, il faut que les arguments se tiennent!»
Il croit qu’il «est assez clair que les salaires n’augmenteront pas au même rythme que les prix des loyers et que cette hausse accentue l’inflation du logement locatif».
Impact négatif à prévoir
Pour la CSQ, cette décision touchera particulièrement les plus pauvres. Elle note que ceux-ci ont tendance à déménager plus et qu’ils seront ainsi plus affectés par la hausse.
L’instance syndicale insiste toutefois sur le fait que la question déborde maintenant du cadre habituel et affecte différentes strates socioéconomiques de la population.
«La question de l’abordabilité du logement est à ce point importante et centrale dans le quotidien de nos membres qu’elle s’est traduite en orientation lors de notre dernier congrès en faveur de la mise en œuvre de plans d’action gouvernementaux devant comprendre un réinvestissement public massif pour créer et rénover des logements sociaux et un renforcement des protections des droits des locataires, notamment par un meilleur contrôle des loyers et une protection accrue contre les évictions», ajoute Éric Gingras.
Il conclut en mentionnant que «la réaction de la ministre hier démontre non seulement un manque de sensibilité, mais surtout le peu de place accordée aux enjeux sociaux par le gouvernement, lesquels sont exacerbés dans le sillage de la crise du logement, l’itinérance, l’insécurité alimentaire et la violence conjugale, notamment». (N.P.)
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