Mis à jour le 06 mars 2026 à 09h58
Émile Bilodeau fera un arrêt à Laval, présentant son sixième album, Bill aux îles, au Théâtre des muses de la Maison des arts de Laval le samedi 14 mars.
L’auteur-compositeur-interprète, présente son sixième album en carrière, Bill aux Îles , enregistré en direct aux Îles-de-la-Madeleine lors d’un spectacle dans la salle de spectacle Aux Pas Perdus, à Cap-aux-Meules, le 18 mai 2024.
L’album est marqué par la solitude, Émile Bilodeau s’étant retrouvé seul aux Îles-de-la-Madeleine durant l’hiver, un isolement que les Madelinots vivent chaque année et qui a directement influencé son album. On peut percevoir cette solitude dans la chanson Havre-Aubert. Le son de l’harmonica et les coups tapés sur la guitare tentent d’illustrer la réalité que vivent les Madelinots et les Madeliniennes aux Îles-de-la-Madeleine.
«J’étais tout seul. Je voulais mettre des paroles, mais la solitude autour de moi, m’a permis d’accepter une chanson sans paroles, et mon harmonica qui symbolise le vent en montrant un peu la réalité de là-bas», de raconter Émile Bilodeau. «C’est comme si les îles m’avaient dit: Écoute, Bill, la mélodie peut faire voyager plus qu’un texte. C’est comme si les Îles m’avaient invité à prendre deux minutes et à simplement jouer de la musique.»

Sentiment
L’album n’exprime pas que la solitude, mais aussi la douceur, l’amour et l’espoir. Une des inspirations les plus profondes vient de sa blonde, Flavie, qu’il a rencontrée aux Îles-de-la-Madeleine, quatre jours après un spectacle de la Fête nationale aux Plaines d’Abraham. Cet amour est notamment bien démontré dans la chanson Carte postale, appréciée par les spectateurs.
Son sixième opus est aussi un «appel à l’espoir». Dans le contexte actuel de tensions politiques, géopolitiques et environnementales, Émile Bilodeau donne en exemple la chanson Crois-moi, en disant qu’«elle s’adresse aux jeunes, comme un appel à l’espoir, et à ne pas laisser la haine gagner». Il poursuit : «On devrait faire la paix, nommer les enjeux. L’espoir vient du fait d’interpeller les gens, et de dire que l’on comprend le stress et l’anxiété qui en découlent.»
Motivation
Le titre de l’album, Bill aux Îles , vient de son surnom Bill, tiré naturellement de son nom Bilodeau. Habitué d’être appelé ainsi par ses amis, il explique, que « Bill, est resté, ça fait authentique, comme si on était chums, un surnom qui permet d’être plus proche de mon public.»

Que ce soit le titre de l’album ou les chansons, il voulait que les auditeurs se sentent le plus proche possible de lui-même. «On dirait qu’on est tous dans le même groupe Messenger», souligne-t-il en riant.
Émile Bilodeau demeure un artiste bien présent sur la scène artistique du Québec. «J’aime ma job et, quand on aime quelque chose, il faut en profiter, a confié le Longueuillois. C’est une grande chance de faire ce métier-là. Je continue parce que j’ai du fun.»
Objectif
Une autre source de motivation est constituée des témoignages de jeunes qui «m’ont dit que mes musiques les aident à contrer leur anxiété ou autre». Une situation gagnant-gagnant pour Bilodeau, qui peut ainsi exprimer ses détresses et ses idées, un véritable «canal de communication».
Émile Bilodeau se tourne vers la suite, il sera en studio en avril pour produire son prochain album, qui serait intitulé Bouquet, où les titres de 12 chansons seront liés à des fleurs. L’album devrait paraitre pendant l’automne 2026.



