(Dernière mise à jour: 10 février, 13h40).
Le jeudi 6 février, au lendemain de la décision rendue par le Tribunal, le Groupe Cinémas Guzzo publiait sur sa page Facebook qu’il fermait «temporairement» ses cinémas «en raison de circonstances hors de [son] contrôle».
La demande du séquestre Dominique Deslandes, le Tribunal accepte d’étendre ses pouvoirs et l’autorise à mettre fin aux opérations des Cinémas Guzzo «de la manière et au moment où il le jugera opportun».
Dans un jugement rendu le 5 février, le juge de la Cour supérieure, Michel A. Pinsonnault, conclut que «l’hémorragie financière doit cesser et doit céder la place à un processus de redressement raisonnable et réaliste sans que les créanciers empirent leur position financière en devant continuer de fournir des biens et services qui ne seront vraisemblablement pas entièrement payés».
Puits sans fond
Au moment de la mise sous séquestre, le 19 décembre dernier, le maintien de l’exploitation des cinémas par son PDG Vincent Guzzo était strictement tributaire de l’obligation de payer à échéance – à même les recettes – toutes les dépenses et tous les frais engagés à partir de cette date.
Or, au 30 janvier dernier, le séquestre estimait à près de 2 M$ les frais encourus impayés. Au cours de cette période, par exemple, aucun des tiers locateurs n’a reçu le paiement de leur loyer, portant les arrérages à plus de 740 000 $ en l’espace de 6 semaines.
D’où la requête de Dominic Deslandes qui souhaitait prendre le contrôle des actifs immobiliers des Cinémas Guzzo pour en cesser les opérations, ce à quoi s’objectait M. Guzzo.
«[…] les recommandations du séquestre, bien qu’elles puissent sembler difficiles dans le contexte actuel, constituent la seule voie raisonnable et juste pour préserver les droits et les intérêts de toutes les parties prenantes dans la présente affaire», soutient le juge, ajoutant que «les débitrices [Cinémas Guzzo et ses sociétés liées] veulent se financer à même leurs fournisseurs et autres créanciers ordinaires en retardant les paiements qui leur sont dus».
Vente des actifs
Quant au plan de sauvetage de 90 M$, qui a retenu l’attention du tribunal les 28 janvier et 3 février derniers alors que le Groupe Guzzo cherchait à obtenir in extremis un sursis et à maintenir ouvert ses cinémas, il n’a pas convaincu le juge.
«[…] les débitrices n’ont présenté aucune offre contraignante et crédible visant le remboursement de leurs créanciers ou l’achat de leurs actifs», commente le magistrat dans son jugement de 19 pages.
Du coup, le processus de sollicitation d’offres, lancé par le séquestre à la mi-janvier, poursuit son cours. Les acheteurs intéressés à mettre la main sur les trois immeubles grevés en faveur des créanciers garantis, notamment la Banque CIBC dont la créance se chiffre à quelque 39 M$, ont jusqu’au vendredi 21 février pour déposer leur lettre d’intention. Parmi les actifs à liquider, notons les propriétés situées dans Pont-Viau et Sainte-Dorothée.
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