L’opinion de toutes les bénévoles interrogées par le Courrier Laval dans le cadre de sa série d’articles sur les chats errants est claire: envoyer les félins sans foyer au Berger Blanc est une «sentence de mort».
Même si plusieurs citoyen.ne.s militent pour l’instauration d’un programme Capture-Stérilisation-Relâche-Maintien (CSRM) depuis des années, ils ne préconisent pas la relâche de chats errants stérilisés sur le territoire lavallois dans les circonstances actuelles.
«Ce n’est pas une bonne idée de relâcher les chats, parce qu’à un moment donné, la Ville va faire débarquer le Berger Blanc, pense Valérie (nom fictif), bénévole impliquée dans le sauvetage de chats errants à Chomedey. C’est une sentence de mort. […] C’est un couteau à double tranchant parce que oui, ok, c’est beau, je les relâche, mais la Ville ne veut pas que tu les nourrisses. Alors, pourquoi faire tout ça juste pour les envoyer à leur mort? Ça prend juste un voisin fatiguant qui fait des plaintes.»
«À Laval, la solution pour les chats errants, c’est juste de les trapper, de les amener au Berger Blanc et les euthanasier, renchérit Christine Péron, citoyenne de Fabreville s’étant adressée au conseil municipal à de nombreuses reprises pour réclamer la mise en place du CSRM dans la région. Euthanasier, au Berger Blanc, c’est un terme trop gentil. […] Je ne sais pas [comment ça se fait] maintenant, mais dans le temps, c’était une chambre à gaz.»
Sur le site web du Berger Blanc, aucune information ne figure pour indiquer sa mission ainsi que ses procédures en matière de services animaliers.
Contrat
La gestion des services animaliers sur le territoire lavallois est assurée par le Berger Blanc depuis plus de 15 ans.
En 2014, le contrat avait été octroyé à l’Auberge Zen pour une durée de 2 ans, mais n’a pas été reconduit.
Le Berger Blanc était le seul fournisseur ayant la capacité de gérer les besoins et de se conformer à la réglementation en vigueur lors des derniers appels d’offres réalisés par la Ville. Cependant, le centre animalier ne serait pas en mesure de prendre en charge un éventuel programme CSRM, selon la conseillère municipale de Marc-Aurèle-Fortin, Louise Lortie.
À la fin 2027, il est prévu que le centre animalier aura encaissé 13,5 M$ en 12 ans à Laval.
La Ville de Laval a confirmé, plus tôt en mars, que l’entreprise reçoit présentement un montant fixe de 74 500$ par mois pour assurer l’ensemble de ses obligations contractuelles.
«Actuellement, la gestion des chats errants [et de tout autre type d’animal errant] à Laval repose principalement sur leur prise en charge par le Berger Blanc, qui privilégie l’adoption lorsque cela est possible, confirme Carolanne L. Gagnon, conseillère aux affaires publiques pour la Ville de Laval. Conformément au contrat en vigueur, le Berger Blanc a l’obligation de refuser d’euthanasier tout animal en bonne santé. Chaque animal capturé fait l’objet d’un examen par un médecin vétérinaire, qui évalue son état de santé et son comportement. C’est ce professionnel qui détermine si l’animal est adoptable ou si son état justifie une euthanasie, notamment en raison de blessures graves, maladies incurables ou comportements non réhabilitables.»
Dans un second temps, la Ville certifie que l’affirmation selon laquelle la rémunération du Berger Blanc serait liée au nombre d’euthanasies pratiquées est fausse.
«[Le contrat] impose des obligations strictes en matière de soins, de bien-être animal et de respect des protocoles vétérinaires et légaux en vigueur, indique le Service des communications et du marketing de la municipalité. L’euthanasie, lorsqu’elle est pratiquée, constitue une mesure de dernier recours […]. La mission du fournisseur est avant tout d’assurer la réhabilitation, l’adoption et la stérilisation des animaux recueillis, tout en protégeant la population.»
Contacté par le Courrier Laval à plusieurs reprises, le Berger Blanc n’a pas donné réponse.
Simple et gratuit
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/