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Employée de la députée Charbonneau menacée

Faits divers

Employée de la députée Charbonneau menacée

Un citoyen en litige avec la Ville de Laval, venu chercher un appui au bureau de circonscription de la députée Francine Charbonneau, a proféré des menaces suffisamment sérieuses à son attachée politique, le 6 février, pour qu’une plainte soit logée à la police.

«Attendez pas que je prenne ma carabine et que je tue tout le monde», a lancé Michel Gagné, résident de Saint-François.

Lundi matin, 6 février. M. Gagné, qui s’était présenté à trois reprises au bureau de Francine Charbonneau, la semaine précédente, a attendu l’arrivée de Manon Clermont, attachée politique de la députée.

Le ton a monté. La menace a fusé. Puis, le citoyen a quitté le bureau. «Il avait son poing dans ma face, décrit Mme Clermont. C’est pour ça qu’on a porté plainte.»

La police de Laval a épinglé le citoyen le 7 février. Ce dernier a comparu au palais de justice le lendemain. Il devra se présenter à nouveau à la cour le 29 mars, indique Franco Di Genova, des Affaires publiques de la Ville de Laval.

Il fait face notamment à des accusations de voies de fait et de menace de mort.

Huit ans de litige

Michel Gagné cherchait un appui, de la part de la députée Francine Charbonneau, dans le cadre d’un litige avec la Ville de Laval qui dure depuis huit ans.

Selon Manon Clermont, M. Gagné aurait obtenu un permis de la municipalité pour des travaux sur sa résidence de la montée Masson. Les travaux se seraient prolongés.

La Ville de Laval a demandé à la Cour supérieure une ordonnance d’éviction et de démolition de la maison de M. Gagné, en février 2004. La décision de cour n’apparaît pas aux registres publics. Mais la résidence est toujours existante et visiblement en chantier.

Michel Gagné a soumis le litige à la cour des petites créances en 2009 et réclamait des dommages de 7000 $. Sa demande a été rejetée. Il récidivait l’année suivante, avec la même réclamation, contestée par la municipalité.

La Ville de Laval présentait quant à elle une nouvelle requête en Cour supérieure en août 2011: une poursuite de 14 500 $, en vertu de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Le processus judiciaire suit son cours.

«Il voulait s’adresser à l’aide juridique dans une autre municipalité. C’est là qu’il nous demandait d’intervenir», explique Mme Clermont, qui a souligné à M. Gagné la portée limitée d’une éventuelle intervention du bureau de Mme Charbonneau.

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