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Environnement

Eaux usées: la Ville réagit

Appelée à commenter la toute récente étude de la Fondation Rivières selon laquelle l’intensité des rejets d’eaux usées a été cinq fois plus élevée à Laval qu’à Montréal en 2019, l’administration Demers invite à la prudence dans l’interprétation de ces statistiques.

«Bien que l’indice de débordement apparaisse plus élevé à Laval, ceci ne signifie pas que la problématique des surverses y est pour autant plus importante car le paramètre traduisant le volume n’est pas intégré dans cet indice», écrit la porte-parole de la Ville, Anne-Marie Braconnier, dans un échange de courriels le 9 octobre.

Une affirmation aussitôt contredite par le directeur de la Fondation Rivières, André Bélanger, qui rappelle que l’indice d’intensité vise justement à estimer le volume d’eaux usées déverser dans l’environnement par les Municipalités.

Inondations

Quant à savoir comment expliquer la hausse de 23 % du nombre de débordements en 2019 par rapport à 2018 et de 91 % de la durée totale de ces déversements, la Ville de Laval évoque «certains facteurs météorologiques et les inondations au printemps 2019».

En comparaison, la Ville de Montréal a vu durant la même période le nombre de ses débordements augmenter de 36 % et leur durée bondir de 133 %.

Reste qu’en chiffres absolus, le nombre de rejets demeure 7 % plus élevé à Laval (1999 débordements) qu’à Montréal (1873 débordements) et leur durée 69 % plus élevée sur l’île Jésus (10 738 heures) que sur l’île de Montréal (6338 heures), selon les données 2019 transmises par ces deux Municipalités au ministère de l’Environnement.

Localisation des 148 ouvrages de surverses que comporte le réseau d’égout de la ville de Laval et des 94 lieux de déversement en 2017. (Photo tirée du document «Quand nos égouts débordent»)

Prise en charge

Par ailleurs, la Ville affirme avoir «pris en charge la problématique des surverses, et ce, depuis plusieurs années».

Elle en veut pour preuve l’instauration en 2009 d’«un fond pour les surverses qui vise à financer l’élaboration et la réalisation de solutions pour leur réduction», comme par exemple «les programmes de débranchement des gouttières, les travaux de construction de saillies de trottoir infiltrantes ainsi que la séparation de réseaux».

Depuis 2014, la Ville dit également assortir «ses développements de mesures compensatoires appropriées». À cet égard, elle ajoute avoir identifié et planifié plusieurs interventions, notamment «des réservoirs de rétention, la séparation de réseaux supplémentaires [et] la mise en place de collecteurs de rétention».

Enfin, «plusieurs de ces travaux de mise à niveau sont d’envergure et font l’objet d’investissements majeurs déjà prévus au PTI 2021-2023 ainsi que pour les années ultérieures», termine Mme Braconnier.

À lire également: Eaux usées: 5,5 rejets par jour

À lire également: Quand nos égouts débordent…

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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