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Double blâme pour l’accident mortel du boulevard Chenonceau

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Double blâme pour l’accident mortel du boulevard Chenonceau

RAPPORT. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) étudie actuellement la possibilité de sanctionner les entreprises Coffrage CR et San Carlo Construction à la suite de l’accident ayant coûté la vie de Stéphane Rémillard, le 29 septembre 2016, sur le chantier d’un immeuble à condominiums, dans Chomedey.

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Jean-Paul Otsama, l
Jean-Paul Otsama, l’un des ingénieurs et inspecteurs responsables de l’enquête.  ©Photo – TC Media – Mario Beauregard

Le chantier

Posté dans une enclave cernée par les boulevards Le Carrefour, Chomedey et Daniel-Johnson, le projet résidentiel Villa Natella est la responsabilité de San Carlo Construction inc. qui agit comme maître d’œuvre. Un de leur employé agit à titre de responsable de la sécurité. On parle ici d’une bâtisse de 13 étages et 2 garages souterrains.

Parmi les sous-traitants se trouvait Coffrage CR, une entreprise de St-Roch-de-l’Achigan spécialisée en structure bétonnée (dalles, colonnes, piliers). Elle utilisait presque l’entièreté de son personnel, soit 30 travailleurs, sur le boulevard Chenonceau.

«Ces gens ne font que ça! d’insister M. Otsama. Ils utilisent un important volume de matières lourdes et ont donc besoin d’un chariot élévateur tout-terrain.»

Fil des événements

Ce jour-là, fort de sa formation et carte de compétence, Stéphane Rémillard se présente au chantier vers 7h. L’avant-midi sert aux travaux de décoffrage du premier sous-sol. La coulée de béton des escaliers entre deux étages est prévue après dîner.

Le manœuvre spécialisé stationne son chariot de 50 à 75 fois par jour pour effectuer des tâches de manutention au sol. Vers 14h05, le grutier lui demande par radio d’amarrer le godet à béton aux crochets de sa grue à tour. Une dizaine de minutes plus tard, Stéphane Rémillard immobilise son chariot et quitte les commandes, les fourches soulevées, pleines de contreplaqués.

Quand le grutier voit le chariot descendre par lui-même la rampe d’accès, il prévient son collègue qui perdra l’équilibre dans la paroi surélevée rejoignant la rampe pour être écrasé. Le grutier appellera alors le 911. Deux jours plus tard, la mort du manœuvre sera constatée à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Après l’accident, la Commission a interrompu les travaux durant une semaine. Elle a interdit l’utilisation du chariot élévateur tout-terrain et suspendu tous travaux de manutention de charges à l’aide de celui-ci dans l’aire d’entreposage.

Elle a exigé de l’entreprise qu’une méthode de travail pour le stationnement du chariot et la sortie de cabine de l’opérateur soit élaborée, en plus de réclamer que l’employeur s’assure d’offrir une formation appropriée au travailleur responsable de ces opérations et de mettre en place des mesures de supervision adéquates.

Au maître d’œuvre, la Commission a demandé que les travailleurs du chantier soient informés des mesures préventives concernant le stationnement sécuritaire des chariots élévateurs tout-terrains dans l’aire d’entreposage du chantier.

«Rien de tout cela ne serait arrivési la procédure adéquate avait été observée, d’ajouter Mohamed Aiyar, directeur régional de la CNESST. Si nous rendons ce rapport public, c’est que nous voulons éviter qu’un cas pareil se reproduise dans le futur.»

Rappelons que la CNESST dispose d’un délai d’un an pour le dépôt de constats d’infraction.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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