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Claude Sauriol a fait un don de 100 000$ à la Fondation Cité-de-la-Santé. Il est en compagnie de sa conjointe Francine Bouchard, bénévole depuis quatre ans à l’urgence de l’hôpital. (Photo 2M.Média)

Santé

Donner pour donner l’exemple

Dollard Sauriol, pharmacien de Laval, n’hésitait pas à réduire la facture de clients qui n’avaient pas les moyens de payer. Des décennies plus tard, sa générosité inspire encore son neveu Claude, qui a versé 100 000$ à la Fondation Cité-de-la-Santé, en espérant inspirer d’autres donateurs.

Claude Sauriol, scientifique et homme d’affaires retraité de Sainte-Dorothée a fait fortune dans le domaine pharmaceutique et a les moyens de soutenir les causes qui lui tiennent à cœur. Avec ses filles, il gère la Fondation Famille Claude Sauriol, qui tient ses activités philanthropiques dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Il explique cependant son geste autrement que par les seuls moyens financiers dont il dispose.

«C’est une question de formation et d’éducation», dit-il.

La pharmacie du coin

Étudiant au baccalauréat en pharmacologie à l’Université de Montréal, il était à l’emploi de son oncle, Dollard Sauriol, propriétaire de deux pharmacies à Laval, dont une située au coin de la rue Meunier et du boulevard des Laurentides  — aujourd’hui occupé par l’entreprise Photo Laplante. C’était au début des années soixante, alors que l’assurance maladie n’était pas encore en vigueur et que les antibiotiques se vendaient 12$, se rappelle M. Sauriol.

«En 1960, c’était beaucoup. Des gens venaient chercher leur prescription de, disons, 12 comprimés, et disaient: « Pouvez-vous m’en donner juste 6? » Bien sûr, il fallait prendre le traitement au complet. Alors mon oncle disait: Si tu vois des gens qui ne peuvent pas payer, demande 2$ et donne-leur au complet.»

L’approche de cet oncle, qui avait la délicatesse de ne pas blesser l’orgueil des gens en leur donnant tout bonnement les médicaments par charité, a marqué Claude Sauriol.

Élevé sur une terre, celle de la famille Sauriol autrefois établie dans le secteur Saint-Martin, celui qui deviendra docteur en pharmacologie est témoin dans sa jeunesse de gestes d’altruisme de son père, enclin à aider les familles dans le besoin.

Plusieurs années plus tard, alors qu’il rend visite à sa mère à la Cité-de-la-Santé, il remarque le tableau des donateurs, dans l’entrée de l’hôpital.

«J’étais étonné de voir le peu de donateurs et le peu de gros montant.»

En 2019, il fait une démarche qui fera de lui un des donateurs les plus généreux de l’histoire de la Fondation de l’hôpital lavallois.

Désengorger le bloc opératoire

«Un jour de semaine, au début de 2019, un homme nous contacte et nous dit qu’il souhaite rencontrer notre directeur général, André Malacket. Il nous dit: « J’aimerais faire un don de 100 000$ », raconte Christine Girard, directrice des communications de la Fondation Cité-de-la-Santé. On avait de grands besoins au bloc opératoire.»

Le don de M. Sauriol a permis d’acheter des équipements nécessaires pour des chirurgies mineures, comme ce microscope.

Le don a également permis l’acquisition de pompes à perfusion et d’un appareil Bladderscan. (Photos courtoisie)

L’acquisition d’appareils servant à des chirurgies mineures pouvait contribuer à désengorger le bloc, en réalisant ces interventions en chirurgie d’un jour. Le don de M. Sauriol a permis l’achat de ces équipements. «Je voulais que les résultats soient concrets, que ça ne se retrouve pas à [financer] l’administration, mentionne-t-il. Quand on fait un don et qu’on voit sa portée, ça donne beaucoup de satisfaction.»

Culture du don de proximité

Claude Sauriol souhaite que son geste en inspire d’autres et contribue à développer une culture du don dans des institutions et organismes de Laval. Une culture bien intégrée dans la communauté anglophone, avec des fondations solides en milieu universitaire et hospitalier, par exemple, note M. Sauriol.

«La Cité-de-la-Santé, c’est notre hôpital, c’est là qu’on est traités. Beaucoup de gens peuvent donner et ça ne les rendrait pas plus pauvres, ils mangeraient trois fois par jour», lance M. Sauriol aux gens qui ont les moyens de contribuer; ceux de son entourage comme ceux qu’il ne connaît pas. Ça aiderait à développer une culture de proximité, une culture du don à Laval.»

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