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Deux poumons neufs et une nouvelle vie devant elle

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Deux poumons neufs et une nouvelle vie devant elle

SOCIÉTÉ. En cette 20e Semaine nationale du don d’organes et de tissus, Catherine Labelle se souvient de la renaissance connue au lendemain d’une greffe de poumons lui ayant sauvé la vie, dans la nuit du 26 août 2015, après cinq heures passées au bloc opératoire de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal.

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«J’ai reçu ce cadeau de la vie, en direct du cœur, d’un donneur de Québec et de sa famille, exprime avec gratitude la résidente de Sainte-Rose. Je peux passer les fêtes avec mon neveu de 12 ans, manger du chocolat et penser éventuellement retourner au travail.»

Depuis la greffe, Catherine Labelle vit un jour à la fois. Elle évite encore les foules et lieux trop fréquentés, afin de prévenir tout risque d’infection, de bactérie. La bouteille de liquide désinfectant n’est jamais loin dans son sac.   

«Au réveil, j’étais euphorique de voir que je pouvais de nouveau respirer par moi-même, raconte-t-elle. Mon frère et mes parents étaient là, après m’avoir accompagnée et supportée avant, pendant et après l’opération. Maintenant, je me dois de rester hyper vigilante.»

En réponse à une lettre reçue de la famille du donneur, la femme âgée aujourd’hui de 38 ans les a prévenus qu’elle allait en prendre soin et demeurer reconnaissante toute sa vie.

Toutes les émotions

Une grippe sévère de type influenza a tout déclenché en janvier 2013. Après les symptômes classiques, la Lavalloise n’arrête plus de tousser et respire avec difficulté. En mars, elle prend congé du travail et se rend à l’Hôpital Jean-Talon. Prises de sang et batterie de tests sont au programme.

«De retour pour les résultats avec un pneumologue, un mois plus tard, il me dit que j’ai possiblement une maladie mortelle, sans un mot de plus!»

Désemparée devant ce manque de compassion, elle fait transférer son dossier à l’Hôpital de Saint-Jérôme. Juin 2013, un second pneumologue détecte une maladie orpheline très rare, la lymphangioléiomyomatose, communément appelée LAM.

«C’est une maladie progressive et mortelle, mentionne Catherine Labelle. Les mois suivants, mon état s’est détérioré de façon significative. Mon médecin m’a dit qu’il fallait penser à la greffe. Il n’y avait pas de plan B. J’avais de deux à cinq ans d’espérance de vie.»

Avril 2015, elle est inscrite sur la liste d’attente pour une double greffe de poumons. Elle rencontre l’équipe de transplantation de l’Hôpital Notre-Dame, à Montréal: chirurgien, nutritionniste, physiothérapeute, travailleur social, infirmière pivot. On teste son éligibilité.

«Je me suis toujours tenue en forme avec une saine alimentation et de la marche rapide sur de longues distances. Cela faisait 13 ans que j’avais arrêté de fumer», souligne celle qui attendra près de 5 mois avant de recevoir l’appel tant espéré.

Donner au suivant

Aujourd’hui, Catherine Labelle fréquente notamment un groupe de discussion Facebook et soutien de la Fondation des greffés pulmonaires du Québec. Parlant le grec, elle y a notamment croisé une fille inquiète pour sa mère.

«C’est devenu une très bonne amie, dit-elle en souriant. J’ai rencontré sa mère en mars 2016. J’ai répondu à ses questions et inquiétudes, la soutenant moralement comme je l’ai été. Cette dame de 68 ans a dû attendre 18 mois avant d’avoir enfin sa greffe. Je suis justement allée la visiter hier. Elle se remet très bien.»

Données et chiffres

Selon Transplant Québec, près de 4 Québécois sur 10 ont officialisé leur décision de dire oui au don d’organes et de tissus. Malgré tout, 841 Québécois demeurent en attente d’un don d’organe.

Un seul donneur d’organes peut sauver jusqu’à 8 vies et aider 20 personnes par le don de tissus. Les organes les plus souvent transplantés sont le rein, suivi du foie, du cœur et des poumons. 

480 Québécois ont reçu une transplantation en 2016 (comparativement à 507 en 2015).

L’an dernier, les refus d’un don de la part des familles ont diminué, passant à 21 %.

Il n’y a pas d’âge pour donner: le donneur le plus âgé avait 88 ans.

«J’ai reçu ce cadeau de la vie, en direct du cœur, d’un donneur de Québec et de sa famille, exprime avec gratitude la résidente de Sainte-Rose. Je peux passer les fêtes avec mon neveu de 12 ans, manger du chocolat et penser éventuellement retourner au travail.»

Depuis la greffe, Catherine Labelle vit un jour à la fois. Elle évite encore les foules et lieux trop fréquentés, afin de prévenir tout risque d’infection, de bactérie. La bouteille de liquide désinfectant n’est jamais loin dans son sac.   

«Au réveil, j’étais euphorique de voir que je pouvais de nouveau respirer par moi-même, raconte-t-elle. Mon frère et mes parents étaient là, après m’avoir accompagnée et supportée avant, pendant et après l’opération. Maintenant, je me dois de rester hyper vigilante.»

En réponse à une lettre reçue de la famille du donneur, la femme âgée aujourd’hui de 38 ans les a prévenus qu’elle allait en prendre soin et demeurer reconnaissante toute sa vie.

Toutes les émotions

Une grippe sévère de type influenza a tout déclenché en janvier 2013. Après les symptômes classiques, la Lavalloise n’arrête plus de tousser et respire avec difficulté. En mars, elle prend congé du travail et se rend à l’Hôpital Jean-Talon. Prises de sang et batterie de tests sont au programme.

«De retour pour les résultats avec un pneumologue, un mois plus tard, il me dit que j’ai possiblement une maladie mortelle, sans un mot de plus!»

Désemparée devant ce manque de compassion, elle fait transférer son dossier à l’Hôpital de Saint-Jérôme. Juin 2013, un second pneumologue détecte une maladie orpheline très rare, la lymphangioléiomyomatose, communément appelée LAM.

«C’est une maladie progressive et mortelle, mentionne Catherine Labelle. Les mois suivants, mon état s’est détérioré de façon significative. Mon médecin m’a dit qu’il fallait penser à la greffe. Il n’y avait pas de plan B. J’avais de deux à cinq ans d’espérance de vie.»

Avril 2015, elle est inscrite sur la liste d’attente pour une double greffe de poumons. Elle rencontre l’équipe de transplantation de l’Hôpital Notre-Dame, à Montréal: chirurgien, nutritionniste, physiothérapeute, travailleur social, infirmière pivot. On teste son éligibilité.

«Je me suis toujours tenue en forme avec une saine alimentation et de la marche rapide sur de longues distances. Cela faisait 13 ans que j’avais arrêté de fumer», souligne celle qui attendra près de 5 mois avant de recevoir l’appel tant espéré.

Donner au suivant

Aujourd’hui, Catherine Labelle fréquente notamment un groupe de discussion Facebook et soutien de la Fondation des greffés pulmonaires du Québec. Parlant le grec, elle y a notamment croisé une fille inquiète pour sa mère.

«C’est devenu une très bonne amie, dit-elle en souriant. J’ai rencontré sa mère en mars 2016. J’ai répondu à ses questions et inquiétudes, la soutenant moralement comme je l’ai été. Cette dame de 68 ans a dû attendre 18 mois avant d’avoir enfin sa greffe. Je suis justement allée la visiter hier. Elle se remet très bien.»

Données et chiffres

Selon Transplant Québec, près de 4 Québécois sur 10 ont officialisé leur décision de dire oui au don d’organes et de tissus. Malgré tout, 841 Québécois demeurent en attente d’un don d’organe.

Un seul donneur d’organes peut sauver jusqu’à 8 vies et aider 20 personnes par le don de tissus. Les organes les plus souvent transplantés sont le rein, suivi du foie, du cœur et des poumons. 

480 Québécois ont reçu une transplantation en 2016 (comparativement à 507 en 2015).

L’an dernier, les refus d’un don de la part des familles ont diminué, passant à 21 %.

Il n’y a pas d’âge pour donner: le donneur le plus âgé avait 88 ans.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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