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Des infirmières épuisées et inquiètes pour la qualité des soins aux patients

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Des infirmières épuisées et inquiètes pour la qualité des soins aux patients

SONDAGE. Trois infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires sur quatre (72 %) considèrent que leur surcharge de travail a des répercussions sur les soins aux patients des établissements de santé de l’île Jésus.

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Voilà ce que révèle un sondage réalisé par le Syndicat local affilié à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représentant quelque 2500 membres à l’emploi du Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de Laval.

Les résultats de ce coup de sonde auquel ont répondu près de 30 % des membres furent dévoilés le 28 février à l’ouverture de leur congrès triennal tenu au Château Royal.

Personnel surmené

Par ailleurs, 68,5 % des travailleuses et travailleurs interrogés soutiennent que les effets de la surcharge ont également des conséquences sur leur propre santé.

«Ces données confirment l’état d’épuisement que ressent la majorité de nos membres et qui a été dénoncé au cours des dernières semaines», commente la présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ), Isabelle Dumaine, dont le mandat vient d’être renouvelé jusqu’en 2021.

Cette dernière évoque, entre autres, les sit-in spontanés à l’urgence de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé au cours du dernier week-end de janvier.

Les équipes de jour et de nuit y avaient défié la Loi sur les services essentiels en repoussant leur quart de travail de quelque deux heures et demie.

«Ce sentiment [d’épuisement] est généralisé dans l’ensemble des établissements du CISSS de Laval, poursuit Mme Dumaine. Il est urgent de mettre en place des solutions concrètes pour améliorer les conditions d’exercice de nos professions.»

À cet égard, 84,6 % des répondantes et répondants disent terminer parfois, souvent ou toujours plus tard leur quart de travail, alors que plus de la moitié des personnes interrogées ne prennent jamais leurs pauses et que plus du tiers n’ont pas le temps de prendre leurs repas.

Les causes

Présidente de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ), Claire Montour cible les causes communes à l’origine de la surcharge de travail qui mine l’ensemble du personnel de la santé, notamment les cas de plus en plus lourds, le manque d’effectifs et les multiples tâches.

«Ces éléments, ajoutés au démantèlement et à l’instabilité des équipes de soins, compliquent de plus en plus le travail du personnel en santé, déplore-t-elle. C’est malheureusement cette réalité qui semble échapper au ministre de la Santé, Gaétan Barrette.»

Demande d’enquête

Pour la présidente de la CSQ, Louise Chabot, ce sondage donne du poids à la récente demande déposée auprès de la protectrice du citoyen d’enquêter sur la «maltraitance organisationnelle» dans les établissements de santé du Québec.

«[Cela] confirme que nos inquiétudes sont fondées face à la détérioration constante des conditions de travail du personnel, des effets sur leur santé et des conséquences sur les services offerts à la population. Toutes les pires conditions sont réunies pour générer des situations pouvant causer du tort ou de la détresse aux usagères et usagers», termine Mme Chabot.

Voilà ce que révèle un sondage réalisé par le Syndicat local affilié à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représentant quelque 2500 membres à l’emploi du Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de Laval.

Les résultats de ce coup de sonde auquel ont répondu près de 30 % des membres furent dévoilés le 28 février à l’ouverture de leur congrès triennal tenu au Château Royal.

Personnel surmené

Par ailleurs, 68,5 % des travailleuses et travailleurs interrogés soutiennent que les effets de la surcharge ont également des conséquences sur leur propre santé.

«Ces données confirment l’état d’épuisement que ressent la majorité de nos membres et qui a été dénoncé au cours des dernières semaines», commente la présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ), Isabelle Dumaine, dont le mandat vient d’être renouvelé jusqu’en 2021.

Cette dernière évoque, entre autres, les sit-in spontanés à l’urgence de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé au cours du dernier week-end de janvier.

Les équipes de jour et de nuit y avaient défié la Loi sur les services essentiels en repoussant leur quart de travail de quelque deux heures et demie.

«Ce sentiment [d’épuisement] est généralisé dans l’ensemble des établissements du CISSS de Laval, poursuit Mme Dumaine. Il est urgent de mettre en place des solutions concrètes pour améliorer les conditions d’exercice de nos professions.»

À cet égard, 84,6 % des répondantes et répondants disent terminer parfois, souvent ou toujours plus tard leur quart de travail, alors que plus de la moitié des personnes interrogées ne prennent jamais leurs pauses et que plus du tiers n’ont pas le temps de prendre leurs repas.

Les causes

Présidente de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ), Claire Montour cible les causes communes à l’origine de la surcharge de travail qui mine l’ensemble du personnel de la santé, notamment les cas de plus en plus lourds, le manque d’effectifs et les multiples tâches.

«Ces éléments, ajoutés au démantèlement et à l’instabilité des équipes de soins, compliquent de plus en plus le travail du personnel en santé, déplore-t-elle. C’est malheureusement cette réalité qui semble échapper au ministre de la Santé, Gaétan Barrette.»

Demande d’enquête

Pour la présidente de la CSQ, Louise Chabot, ce sondage donne du poids à la récente demande déposée auprès de la protectrice du citoyen d’enquêter sur la «maltraitance organisationnelle» dans les établissements de santé du Québec.

«[Cela] confirme que nos inquiétudes sont fondées face à la détérioration constante des conditions de travail du personnel, des effets sur leur santé et des conséquences sur les services offerts à la population. Toutes les pires conditions sont réunies pour générer des situations pouvant causer du tort ou de la détresse aux usagères et usagers», termine Mme Chabot.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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