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Des cas éclairants d’étudiants autistes avec humour

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Des cas éclairants d’étudiants autistes avec humour

Quand vient le temps d’illustrer l’approche en orientation auprès d’étudiants atteints d’un TSA, Émilie Robert se rappelle certaines situations parfois délicates parfois cocasses.

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D’un garçon qui posait une trentaine de questions à chacun de ses cours, dont celui de français, une intervenante l’a rencontré et lui a conseillé de s’arrêter à trois.

«Mais l’avoir su avant, j’en aurais posé juste trois questions! a répondu l’élève, qui a joint le geste à la parole au cours de français suivant, de raconter Mme Robert. Seulement, il a continué d’en adresser une trentaine dans chacun de ses autres cours. Donc, autre rencontre et lui de rétorquer de nouveau: « Mais fallait le dire que c’était pas juste en français, mais dans tous les cours! » Et voilà, il a corrigé finalement cette mauvaise habitude et nous a prouvé une fois de plus à quel point il faut être très pointu dans nos avis.»

Objet de prévention

Une autre anecdote démontre le bien-fondé de ne pas trop viser haut pour un premier emploi. En début de session l’automne dernier, un étudiant s’est levé droit debout à son premier cours dans une discipline dont nous tairons la nature.

«Il a apostrophé le professeur en lui disant qu’il quittait la classe parce qu’il le trouvait trop incompétent pour lui enseigner et qu’il y reviendrait le jour où un meilleur enseignant pourrait lui montrer cette matière, se souvient Émilie Robert. Il suffit d’imaginer si ç’avait été son patron dans une entreprise. Ils ont des apprentissages à faire avant de se frotter à cet univers.»

Revue utile

Dans leur pratique, Émilie Robert et ses collègues ont vite constaté que cette clientèle avait de la difficulté à s’intégrer dans des activités parascolaires et qu’elle avait peu d’expérience de travail.

En novembre 2013, le Collège Montmorency lançait le magazine Lunatic, afin de familiariser les étudiants autistes avec un milieu similaire à celui d’un emploi. C’était l’occasion de les impliquer dans une dynamique permettant de socialiser entre eux et de travailler à un projet concret.

«Par cette simulation d’édition d’un magazine, nous voulions les introduire au travail d’équipe, à la gestion de la pression, au respect des échéanciers et au souci de répondre aux attentes des lecteurs et d’un patron», peut-on lire dans le chapitre 7 du livre de Mme Robert.

Le magazine Lunatic en est maintenant à quatre parutions, l’équipe se renouvelant chaque année.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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