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Des camionneurs forcent le report d’une entente liant la Ville à un bureau de courtage

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Des camionneurs forcent le report d’une entente liant la Ville à un bureau de courtage

DÉNEIGEMENT. Devant les craintes exprimées par des camionneurs lavallois, le conseil municipal a décidé de surseoir à l’adoption d’une entente de 5 M$, liant la Ville à un courtier en transport pour les opérations de déneigement en vue de la prochaine saison.

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Par cette entente conclue de gré à gré, la Ville déléguait la planification et la coordination des opérations sur le territoire à Transvrac Montréal-Laval.

Fondée sur des principes d’efficience et de saine gestion, cette nouvelle pratique a semé l’inquiétude chez les camionneurs résidents, qui se sont fait entendre à la séance du conseil du 1er septembre.

Représentant le Regroupement des entrepreneurs et camionneurs indépendants du Québec et la Coopérative des transporteurs du Montréal métropolitain, Michel Laurent a affirmé que cette entente, si elle était scellée, priverait de leur gagne-pain plus de 150 camionneurs lavallois.

Autant d’entrepreneurs qui ne sont pas inscrits à la Commission des transports du Québec (CTQ), a-t-il précisé.

Parmi eux, Éric Racine charge la neige à Laval depuis plus de 25 ans. Avec son père, il cumule une quarantaine d’années de service pour la Ville.

«Les nouvelles dispositions pour le déneigement à la Ville me mettent dans une situation précaire. Je suis très inquiet pour mes employés», a mentionné M. Racine.

Transvrac Montréal-Laval ne peut répartir que les détenteurs de permis délivrés par le CTQ, ont fait valoir MM. Laurent et Racine, documents officiels à l’appui.

Clause

À la Direction générale de la Ville, Serge Lamontagne et son adjoint Michel Byette étaient plutôt d’avis qu’un permis n’était pas exigible pour le transport de la neige et de la glace, mais devant l’incertitude, ils ont recommandé de retirer le point à l’ordre du jour.

Pour sa part, le maire a fait part de sa préoccupation pour les artisans lavallois, en donnant pour preuve cette clause dans l’entente qui contraint le courtier à prioriser les camionneurs résidents.

Question d’en avoir le cœur net, le directeur général a recommandé au conseil de retirer le point.

Une sage décision que n’a pas manqué de saluer le chef de l’opposition, Jean-Claude Gobé. Ce dernier en appelle à «une solution alternative à Transvrac, une solution humaine, juste et équitable pour nos camionneurs indépendants».

Une rencontre regroupant la Ville, le courtier et les artisans est prévue d’ici le 17 septembre, date butoir correspondant à la tenue d’une assemblée extraordinaire du conseil. Rappelons que l’entente entre en vigueur à compter du 1er octobre.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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