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Dr Jean-Pierre Trépanier, directeur de la santé publique de Laval. (Photo gracieuseté)

COVID-19

Dernière étape cruciale avant de tourner la page de la crise sanitaire

Un sommet de cas actifs de la COVID-19 a été observé sur le territoire lavallois vers la mi-septembre. Depuis ce temps, la situation s’est améliorée et moins de 400 cas actifs ont été confirmés dans le dernier bilan hebdomadaire diffusé le 8 novembre par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval.

Pour le Dr Jean-Pierre Trépanier, directeur de la santé publique à Laval, cette amélioration est en grande partie attribuable à l’opération de vaccination de masse qui a été déployée sur le territoire.

«Il y a notamment beaucoup moins de décès, car la population à risque présente un bon taux de vaccination, explique-t-il. Notre population âgée est super bien vaccinée, se situant même en haut de la moyenne québécoise.»

Il croit notamment que l’instauration du passeport vaccinal a eu un impact important sur la campagne entamée par le gouvernement du Québec.

«Il a eu un gros effet sur la population lavalloise et ça se vérifie encore, poursuit-il. On continue d’offrir des premières doses à chaque semaine. Des gens commencent à réaliser que ça pose des contraintes de ne pas pouvoir accéder à certains lieux même s’ils ne sont pas considérés essentiels. Ils peuvent être important pour la socialisation.»

En date du 8 novembre, 91 % de la population lavalloise âgée de 12 ans et plus avait reçu au moins une dose de vaccin. 88,2 % de celle-ci était quant à elle adéquatement vaccinée. Au Québec, ces deux données pointaient plutôt à 90,8 % et 88,2 %.

Immunité collective

La majorité des éclosions qui sont encore constatées sur l’île Jésus ont lieu dans les écoles primaires. Selon le directeur de la santé publique de Laval, cela s’explique par le fait que les jeunes de moins de 12 ans ne peuvent toujours pas recevoir les vaccins contre le virus.

Il estime que l’homologation de ceux-ci pour cette tranche d’âge sera cruciale dans la lutte face à la pandémie.

«Nous ne sommes déjà pas si loin d’une immunité collective, note le Dr Trépanier. Nous n’aurons pas besoin d’avoir 90 % des jeunes qui seront vaccinés pour avoir un effet. Déjà, les sondages démontrent que les deux tiers des parents comptent faire vacciner leur enfant lorsque ce sera possible. Je crois même que ce sera plus élevé que ça.»

Temps des Fêtes

Le Dr Trépanier espère d’ailleurs que cette homologation aura lieu avant le temps des Fêtes pour permettre d’entamer la vaccination avant la hausse des contacts sociaux, ce qui «pourrait être déterminant pour la suite».

En effet, il s’attend à voir une nouvelle hausse des cas actifs sur le territoire qui sera principalement liée aux contacts de la période festive et aux assouplissements annoncés ces dernières semaines. Elle s’annonce toutefois moins inquiétante pour le réseau de la santé, car la population qui attrape le virus «est beaucoup moins à risque de complications».

«On observe présentement une diminution du respect de ces consignes de base. Il est important de continuer à respecter le lavage des mains, la distanciation sociale et d’éviter les rassemblements en dehors des normes demandées. Comme ça, la situation continuera de s’améliorer et nous pourrons tourner la page en 2022», conclut-il.

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