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Harvey-Pinard
Rafaël Harvey-Pinard se classe au septième rang des marqueurs du Rocket de Laval depuis le début de la campagne 2020-2021. (Photo gracieuseté - François Lacasse/L’Aréna du Rocket Inc.)

Hockey

Débuts réussis pour Rafaël Harvey-Pinard à Laval

Depuis le début de la saison 2020-2021, seulement trois joueurs ont participé à tous les matchs du Rocket de Laval. De ce nombre, un seul est une recrue, soit Rafaël Harvey-Pinard.

L’ailier gauche connaît une excellente première année chez les professionnels avec une récolte de 5 buts et 12 points. Il obtient d’ailleurs du temps de jeu de qualité en compagnie des meilleurs éléments de l’effectif lavallois.

«Je joue avec des gars d’expérience, donc j’essaie de tirer le maximum de ça et d’apprendre d’eux autres, précise le principal intéressé. Comme je l’ai déjà dit, c’est une année d’adaptation. Je veux vraiment être comme une éponge et acquérir le maximum d’expérience.»

Il affirme que la confiance accordée à son endroit par Joël Bouchard facilite son apprentissage et cette transition chez les professionnels.

«Dans ce temps-là, c’est toujours plus facile pour jouer. Joël m’utilise dans toutes les situations et je donne toujours mon 200 % pour conserver ce temps de jeu. Ça va bien jusqu’à maintenant et on va souhaiter continuer dans cette direction.»

Débuts

Comme la plupart des jeunes Québécois, le natif de Jonquière a grandi avec le rêve de jouer dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il a suivi des cours de patinage dès l’âge de trois ans, ce qui lui a permis de sauter une année au niveau MAHG.

Cette saison a ensuite été reprise chez les Atomes où il a joué pendant trois ans. Par la suite, il a été confronté à ses premiers défis chez les Bantam et Midget.

«J’ai été coupé du Bantam AA et du Midget AAA lors de mes premières saisons dans ces catégories, précise celui qui admirait Steven Stamkos du Lightning de Tampa Bay en grandissant. C’était des déceptions, mais je me disais qu’il fallait que je trouve un moyen de leur prouver que je pouvais avoir ma place dans ces équipes.»

À chaque fois, l’athlète y est parvenu à sa deuxième tentative. Il a même eu la chance de disputer trois matchs avec les Huskies de Rouyn-Noranda dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en 2015-2016, puis de s’établir avec cette équipe la saison suivante.

Ce passage chez les juniors requérait une adaptation particulière pour Harvey-Pinard, puisqu’il se retrouvait à plus de neuf heures de route du foyer familial.

«C’est sûr que ça fait changement versus habiter chez tes parents, puis de seulement les voir à Noël, lance-t-il en riant. Le premier mois a été plus dur, mais Rouyn-Noranda a vraiment une organisation incroyable et je suis tombé sur une bonne famille de pension. En général, mon adaptation s’est bien faite.»

Saison historique

Après deux saisons complètes dans la LHJMQ, Rafaël Harvey-Pinard est nommé capitaine des Huskies. Il mène son club pour les buts (40), termine deuxième au chapitre des points (85).

Toutefois, les résultats collectifs retiennent toute l’attention: les Huskies fracassent plusieurs records du circuit junior, dont celui du plus grand nombre de victoires (59) en une seule saison. Ils égalent aussi le record de 25 victoires consécutives qui appartenait à l’édition 1973-1974 des Éperviers de Sorel.

«C’était une saison parfaite, se remémore l’attaquant de 22 ans. Le groupe de joueurs était incroyable. La chimie était très bonne dans la chambre et sur la glace.»

Les succès de l’équipe se sont prolongés jusqu’à la fin de la saison, puisque le club abitibien a mis la main sur la coupe du Président, remise aux champions de la LHJMQ, puis sur la coupe Memorial qui récompense la meilleure équipe junior canadienne.

Sur le plan personnel, une autre surprise attendait Harvey-Pinard. Le 22 juin 2019, les Canadiens de Montréal l’ont sélectionné au 201e rang du repêchage annuel de la LNH, et ce, malgré son âge plus avancé par rapport aux joueurs habituellement sélectionnés.

«J’étais tellement surpris, assure-t-il. Avoir su, je me serais rendu au repêchage à Vancouver, mais c’était tout de même un beau moment en famille. C’était aussi une belle marque de confiance et respect des Canadiens. Ils auraient pu attendre et m’inviter au camp [des recrues], mais ça m’a montré à quel point ils tenaient à moi.»

Comparaison flatteuse

Rafaël Harvey-Pinard a eu la chance de retourner dans son patelin pour disputer sa dernière année junior. En effet, les Saguenéens de Chicoutimi ont fait son acquisition et l’ont nommé capitaine de l’équipe. La pandémie de la COVID-19 a toutefois mis fin prématurément à la saison.

Il a ensuite entrepris sa préparation en vue de la présente saison avec Laval. Il pouvait compter sur Joël Teasdale, membre du Rocket et ancien coéquipier à Rouyn-Noranda, comme partenaire d’entraînement.

«Il n’avait pas joué l’an dernier, mais il connaissait l’environnement de l’équipe, explique Harvey-Pinard. Ç’a facilité mon adaptation. Au début, je le textais beaucoup pour savoir si je faisais les choses de la bonne façon et obtenir des conseils. C’est toujours précieux de pouvoir compter sur quelqu’un comme lui.»

Teasdale connaît lui aussi un bon début de saison avec le club lavallois, ayant obtenu 14 points en 20 rencontres. Les deux jeunes joueurs sont déjà en train de devenir les favoris des partisans.

Plusieurs ont d’ailleurs comparé le style de Rafaël Harvey-Pinard à Brendan Gallagher des Canadiens de Montréal. Les deux portent le numéro 11 et n’ont pas peur de foncer vers le filet. Le natif de Jonquière s’est dit touché par cette comparaison.

«Gallagher est une inspiration, conclut-il. Je regarde la majorité des matchs du club et j’essaie de voir comment il joue. Chaque fois qu’il embarque sur la patinoire, tu es sûr qu’il va donner son 200 %. C’est un très bel exemple, donc c’est flatteur de me faire comparer à lui.»

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