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Déboisement pour la construction d’un CPE

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Déboisement pour la construction d’un CPE

Au cours de la fin de semaine de Pâques, des citoyens du secteur ont été surpris de voir des travaux de déboisement au coin des boulevards Notre-Dame et Armand-Frappier.

Ces travaux précèdent la construction d’une nouvelle installation de soixante places pour le CPE du PIC. L’édifice comptera deux étages.

Nadine Lussier, porte-parole de la Ville de Laval, souligne que la végétation naturelle sera préservée, «à l’exclusion des parties du terrain servant à la construction dudit bâtiment, des voies d’accès et de circulation, des espaces de stationnement, des enseignes, de l’espace de jeux extérieur et de l’espace pour le contenant à déchets».

Elle rapporte qu’un inspecteur a visité les lieux le 10 avril et il a fait poser des rubans rouges afin de délimiter la zone de construction. Une précaution que n’avait pas prise l’entrepreneur.

Écosystème exceptionnel

Ce terrain, propriété de l’INRS-Institut Armand-Frappier, est situé dans le secteur du boisé Chomedey, désigné écosystème forestier exceptionnel par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. «On y dénombre des peuplements forestiers rares comme l’érablière à caryer et à érables noirs», peut-on lire dans la Politique de conservation et de mise en valeur des milieux naturels d’intérêt, publiée par la municipalité en février 2009.

«C’est une atrocité, un scandale», s’insurge Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval.

Il se demande pourquoi on a choisi ce terrain pour construire le CPE. «Il y a plein de terrains prêts à développer», soutient-il.

Malgré la désignation d’écosystème exceptionnel, aucune loi ne protège ces territoires.

Le Mouvement lavallois (ML) a publié un communiqué dénonçant ces travaux de déboisement. Lydia Aboulian, chef du ML, estime que la Ville doit protéger ce boisé, peu importe qui en est le propriétaire.

La conseillère du quartier Souvenir-Labelle, Jocelyne Guertin, indique que le zonage de ce terrain permet la construction d’un CPE depuis le début des années 2000. «Le plan d’aménagement du CPE comporte la coupe d’arbres, mais pas de façon indue. Ils sont préservés en lot avant et arrière», note l’élue, qui juge que l’ouverture d’une telle installation facilitera la conciliation travail-famille.

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