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De l’enthousiasme et des questions face au REM

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De l’enthousiasme et des questions face au REM

TRANSPORT. «J’aimerais dire en premier lieu qu’on accueille l’arrivée du réseau électrique métropolitain (REM) avec beaucoup d’enthousiasme. Les gens qui habitent chez nous sont de grands utilisateurs du train actuel, qui est souvent bondé aux heures de pointe.»

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Voilà comment a débuté la présentation de Julie Lemieux, du Comité Citoyen de Laval-les-Îles, lors du dépôt du mémoire de l’organisme sur le projet du REM devant le Bureau des audiences publiques en environnement, le 27 septembre.

Dans un document d’une quarantaine de pages, le Comité a énoncé 14 demandes et inquiétudes quant au REM, notamment en matière de pollution sonore et visuelle (suggestion de construire un mur végétal), débordement de stationnement dans les rues, d’enjeux liés à la mobilité active (trottoirs et éclairage), de plan d’urgence en cas d’incident et de la sécurité liée aux travaux de construction.

Chantiers conjoints

L’intervention du comité lavallois a porté en grande partie sur la construction prochaine des ponts de l’île Bigras et l’Île Verte, qui devrait être réalisée en parallèle avec celle du REM dans l’ouest.

«Le pont ferroviaire et les ponts à refaire se situent dans un kilomètre carré, c’est un territoire très serré, rapporte Julie Lemieux. Nous sommes très préoccupés de voir que les travaux auront lieu en même temps et concernés qu’ils soient menés séparément avec deux maîtres d’œuvre [différents]. On parle ici de la construction de six ponts et d’un viaduc sur une période de deux ans.»

Le Comité souhaite donc qu’une étude d’impact soit effectuée. «On doit se pencher sur la nécessité de construire toutes ces infrastructures en même temps», ajoute Mme Lemieux.

Qui plus est, le regroupement espère que la Ville et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) s’assoient ensemble pour arrimer les deux chantiers. «Les échéanciers pour les ponts et le REM sont semblables, avec des appels d’offre en décembre pour la Ville et en janvier pour le REM, fait valoir Katia Senécal, directrice des communications pour le Comité. Tout ça a été discuté avec la Caisse, qui s’est montrée très ouverte, et le seul lien qui manque pour fermer le triangle c’est entre la Ville et la CDPQ.»

Dérogation

Le Comité a fait part de ses préoccupations à la Ville «qui est actuellement freinée par la Lois sur les cités et Villes» notamment en ce qui a trait aux soumissions, mentionne Katia Senécal. «La Ville et la Caisse ont deux processus distincts de soumissions. La Ville serait obligée de prendre le plus bas soumissionnaire, tandis que ce n’est pas nécessairement ça pour la Caisse.»

Cette dernière a évoqué la possibilité d’obtenir une dérogation du ministre des Affaires municipales dans ce dossier tout en soulignant «le manque de volonté politique de la part de Laval de travailler conjointement avec la Caisse au bénéfice des citoyens. […] On est persuadés qu’une discussion collaborative et ouverte entre les deux parties pourrait permettre de trouver une solution aux enjeux.»

Finalement, le Comité est aussi déçu de la position de la Ville dans ce projet, elle qui ne voit pas d’ajout de service dans la venue du REM sur le territoire et s’inquiète d’un éventuel manque d’argent pour d’autres projets. «Le REM ne semble pas être prioritaire pour Laval. Nous n’avons pas eu une bonne ouverture», conclut Julie Lemieux.

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