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De l’argent jeté à l’eau

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De l’argent jeté à l’eau

En 1997, une subvention gouvernementale de 18 259 $ a été octroyée pour restaurer le marais du parc Berthiaume-Du Tremblay, situé en face de l’île Paton. Douze ans plus tard, le promoteur de la Résidence des Philanthropes a remblayé sans autorisation une partie sensible du site.

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L’ouverture du marais sur la rivière, obstruée l’automne dernier, avait déjà été remblayée, dans les années 1980. Le Courrier Laval avait révélé, le 24 avril dernier, que le propriétaire du complexe résidentiel avait écopé deux avis d’infraction du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), parce qu’il n’avait pas respecté les termes de son certificat d’autorisation et la Loi sur la qualité de l’environnement.

Creuser, planter

L’aide financière, octroyée en 1997 dans le cadre de l’entente Canada-Québec Saint-Laurent Vision 2000, visait la «mise en eau du marais par la création d’une ouverture sur la rivière et d’une sortie», est-il indiqué sur la fiche du projet, qui précise également l’échéancier des travaux: du 19 juin au 30 août de la même année. Le projet était piloté par la Société d’horticulture et d’écologie (SHEL) de Laval.

Selon les plans élaborés à l’époque, obtenus par le Courrier Laval auprès d’Environnement Canada, l’intervention réalisée il y a 12 ans visait notamment la restauration de la berge immédiatement au sud de l’actuel chantier du troisième édifice de la Résidence des Philanthropes, à Chomedey.

Sur une des cartes, il est spécifié qu’il s’agit de «recréer le lien d’origine avec la rivière [par le biais de] creusage, stabilisation et végétalisation».

Pas autorisé

«Le remblai à cet endroit n’était pas autorisé», confirme Pierre Robert, directeur de l’analyse et de l’expertise régionale, au MDDEP.

Le certificat d’autorisation délivré par le Ministère, en janvier 2004, prévoyait toutefois l’empiétement sur une partie du milieu humide. Le promoteur, Richard Gianchetti, s’est engagé à compenser cette perte en faisant planter des végétaux en rive et aménager un ruisseau derrière la résidence.

Les experts qui ont accordé le certificat étaient au fait de la restauration effectuée en 1997, affirme M. Robert. «On s’est assurés du maintien du lien hydrique», dit-il, en ne précisant pas de quelle façon cette exigence a été formulée au promoteur. Quoi qu’il en soit, cela n’a pas empêché un empiétement dans l’embouchure.

Plus en retrait?

N’aurait-il pas fallu demander que la tour d’habitation soit construite plus en retrait de la berge, afin d’éviter que cette zone restaurée soit à nouveau saccagée? «On ne peut pas présumer que tout le monde va déborder», répond Pierre Robert.

Le 22 avril, lors d’une visite sur les lieux, un inspecteur du MDDEP a constaté que le propriétaire avait retiré le remblai du site et qu’il avait enlevé les débris. Sans préciser si on a imposé une restauration quelconque du marais, M. Robert mentionne que tout a été fait «tel que demandé».

Le propriétaire, M. Gianchetti, n’a pas retourné les appels du Courrier Laval

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