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Il incombe désormais à tout propriétaire dont la résidence est munie d’un compteur d’eau de procéder à l’autorelève et fournir les données à la Ville à l’intérieur du délai prescrit. (Photo Depositphotos)

Environnement

Compteur d’eau: qui en a?

La décision de rendre obligatoire l’autorelève annuelle des 28 000 compteurs d’eau résidentiels à Laval a soulevé son lot de questions auprès des cyberlecteurs du Courrier Laval.

On apprenait à la fin du mois d’avril qu’il incombe désormais aux résidents la responsabilité de transmettre à la Ville ces données via un formulaire électronique ou encore par la poste. Ceux qui négligeront de le faire s’exposeront, à compter du 1er janvier 2023, à une amende en plus des frais de 25 $ exigibles pour chaque relevé de compteur d’eau effectué par un employé municipal.

Depuis 1992

D’abord, la grande majorité des habitations sur l’île Jésus n’ont pas de compteur d’eau pour la simple et bonne raison que cet équipement n’est requis que depuis une trentaine d’années.

De fait, le règlement municipal prévoit qu’«un compteur d’eau doit être installé dans tout bâtiment dont le permis de raccordement est délivré après le 1er septembre 1992».

Et puisque la consommation résidentielle d’eau potable n’est pas assujettie à la tarification de l’eau mesurée à l’aide de ces compteurs, les logements et résidences qui en sont dépourvus n’auront pas à s’en équiper.

Portrait de la consommation

«Afin de mieux connaître la consommation d’eau en milieu résidentiel, la collaboration des citoyens est demandée pour récolter ces données», explique Myriam Legault, conseillère aux affaires publiques du Service des communications de la Ville.

Jusqu’à l’adoption du nouveau règlement concernant la consommation et l’utilisation de l’eau potable, le 4 mai dernier, l’autorelève annuelle par les résidents eux-mêmes demeurait facultative.

Maintenant obligatoires, la collecte et la transmission des données une fois l’an permettront non seulement à l’administration municipale «de dresser un portrait de la consommation sur son territoire et d’identifier le potentiel d’économie d’eau», mais également «de guider les prochains programmes, y compris d’évaluer la pertinence d’élargir le parc de compteurs d’eau», poursuit Mme Legault.

À la lumière des résultats ainsi recueillis, les autorités municipales seront à même de «sensibiliser et informer les citoyens sur les mesures à adopter pour réduire leur consommation d’eau».

Commerces et industries

Tout autre histoire pour les commerces, institutions et industries (ICI) dont tous les bâtiments sont équipés d’un compteur d’eau, et ce, indépendamment de leur année de construction.

Incidemment, les immeubles non résidentiels sont assujettis à la tarification selon la consommation d’eau mesurée. À cet égard, le relevé des compteurs d’eau est fait par la Ville.

Quant à la tarification des services de l’eau, il en coûte 93 cents (0,93 $) le mètre cube d’eau (1000 litres). Dans le cas où la consommation annuelle serait inférieure à 300 000 litres d’eau, la facturation minimale s’établirait à 279 $.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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