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Audace et valeurs sûres en théâtre

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Audace et valeurs sûres en théâtre

Annoncée le printemps dernier, l’association entre [co]motion et la Maison des arts de Laval (MDA) pour jumeler leur programmation en théâtre s’est concrétisée dans la soirée du 5 septembre par un lancement public devant une salle André-Mathieu (SAM) rivée aux lèvres des artistes offrant un avant-goût de certaines productions.

Dès cette année, il sera possible de prendre connaissance des 15 pièces offertes sous la nouvelle appellation Laval fait une scène, dont la première de la saison, l’adaptation du classique de Marcel Pagnol Le Schpountz, prendra place ce vendredi 13 septembre à la SAM.

«Ça faisait longtemps qu’on discutait entre nous afin d’offrir le meilleur spectacle dans la meilleure salle, raconte Julie Perron, directrice de [co]motion. Sinon, notre préoccupation demeure toujours la même: choisir les productions en tournée pouvant répondre le mieux à l’appréciation de la population lavalloise.»

«Notre approche n’a pas changé et reste axée vers un théâtre de créateurs proposant du nouveau ou une adaptation revisitée d’une pièce, tout en respectant notre slogan de cette année: une parole forte», de continuer Nicole Thibault et François Hurtubise, de la Maison des arts de Laval.

L’union fait la force en théâtre à Laval. (Photo 2M.Media – Martin Deland)

«D’unir nos programmations permet plus d’audace. Nous pouvons sortir des sentiers battus pour offrir le meilleur théâtre au public lavallois.»

– Julie Perron, directrice de [co]motion

Ouverture musicale

C’est à Sébastien Ricard qu’est revenu l’honneur d’ouvrir la soirée de dévoilement, lui qui se produira en solo dans La Bibliothèque-interdite (jeudi 28 novembre).

Le comédien et rappeur incarnera un poète évoquant la figure de l’Argentin Jorge Luis Borges et ses démêlés avec le régime totalitaire de Juan Perón. Cette œuvre mariant musique et théâtre est signée Denis Plante pour Tango Boréal.

«Je suis accompagné de trois musiciens alors que j’y vais de monologues ou dialogues avec la contrebasse, de confier Sébastien Ricard. Il y a une métaphore sur la solitude de l’écrivain racontée avec un sourire en coin, en alignant des thèmes universels dont celui du pouvoir autoritaire tentant de bâillonner les artistes.»

Soirée prometteuse

Parmi les autres artistes présents, mentionnons Bénédicte Décary (photo à la une), Pierre Lebeau, Marie-Thérèse Fortin et Pascale Montpetit.

«La pièce Les fées ont soif (vendredi 11 octobre), de Denise Boucher, a créé un scandale énorme à l’époque, souligne Bénédicte Décary.  Ce texte trouve une résonnance encore très actuelle avec, entre autres, le mouvement #metoo. C’est déjanté et ça parle beaucoup aux femmes de toutes générations voulant en finir avec les stéréotypes féminins, que ce soit la mère, la sainte ou la putain.»

Si Marie-Thérèse Fortin portera la voix de Gabrielle Roy dans La détresse et l’enchantement (jeudi 20 février 2020), Pascale Montpetit fera de même avec celle de Kim Yaroshevskaya dans la mise en lecture de Mon voyage en Amérique (jeudi 16 avril 2020).

«Nous avons imaginé une Gabrielle Roy qui se souvient au gré d’un oiseau dans le ciel, bateau sur la mer ou une simple pierre ramassée sur la grève durant les longues balades qu’elle faisait à Petite-Rivière-Saint-François, mentionne la première. On assiste à l’affranchissement d’une femme qui n’est pas devenue celle qu’elle était destinée à être.»

«Avant de devenir une poupée grandeur nature qui nous conte ses histoires en Fanfreluche, elle à qui ses parents trotskistes avaient interdit d’en posséder, préférant qu’elle joue avec des armes, Kim Yaroshevskaya a connu un destin particulier quand elle est arrivée ici orpheline à l’âge de 10 ans, après avoir connu le goulag, relate la seconde. À 96 ans, elle m’a demandé de livrer son propos sur scène. Ce sera une lecture toute simple appuyée de beaucoup de photos évocatrices de son aventure.»

Également, notons que Pierre Lebeau n’a pas manqué de faire réagir la foule en parlant de Neuf [titre provisoire] (vendredi 13 mars 2020), un texte et une mise en scène de Mani Soleymanlou.

«Le titre et le sujet peuvent sembler étranges, mais on y aborde une réalité connue de tout le monde, celle du salon funéraire où l’on parle d’un ami et collègue disparu, raconte-t-il. J’ai adoré le côté iconoclaste de l’œuvre qui garde un côté très drôle, en plus de retrouver des partenaire de jeu que j’aime beaucoup, dont Marc Messier, Henri Chassé et Monique Spaziani.»

Pour en savoir plus long sur «Laval fait une scène»: 450 667-2040 ou co-motion.ca ou laval.ca/maisondesarts.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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