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COCQ-SIDA s’inquiète pour les communautés vulnérables

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COVID-19

COCQ-SIDA s’inquiète pour les communautés vulnérables

En réponse au décret d’urgence sanitaire et du mandat octroyé aux forces policières afin d’appuyer le gouvernement et les autorités de santé publique dans l’application de ces mesures d’exception, la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) se dit inquiète de l’impact qu’aura ce rapprochement sur les communautés les plus vulnérables et personnes marginalisées.

«Bien que les principales directives de la santé publique soient simples, tous et toutes n’ont pas la même capacité, ni les mêmes ressources, pour les mettre en oeuvre, rappelle Léa Pelletier-Marcotte, avocate et coordonnatrice du programme Droits de la personne et VIH/sida à la COCQ-SIDA, par voie de communiqué. Ces directives ne permettront pas de limiter la propagation du virus si rien n’est fait pour réduire les inégalités.»

La COCQ-SIDA est notamment préoccupée par les récits de personnes en situation d’itinérance qui ont reçu des amendes élevées pour ne pas avoir respecté les consignes de distanciation physique. L’organisation soutient que mettre à l’amende des personnes qui n’ont pas les moyens de payer ou une autre alternative n’atténue en rien les inégalités et n’est pas un moyen d’endiguer la pandémie.

Celle-ci est aussi alarmée par le fait que des intervenants œuvrant auprès de personnes vulnérables dans le contexte de la COVID-19 se soient fait imposer des amendes bien que leur travail constitue un service essentiel.

«L’expérience du VIH démontre qu’il est impératif de promouvoir la solidarité sociale et d’impliquer les communautés dans la riposte à la COVID-19, fait quant à lui valoir Ken Monteith, directeur général de la COCQ-SIDA. Une implication des communautés assure une diffusion optimale des messages auprès des populations-clés et la mise en place de mesures adaptées à leurs besoins et leurs réalités. La police ne doit pas nuire à ces efforts en abusant des pouvoirs qui lui sont conférés.»

Pour la COCQ-SIDA, le recours excessif au droit criminel et/ou sanctions pénales pour répondre à des enjeux de santé publique a des effets négatifs, tant sur l’efficacité des mesures de prévention que sur le respect des droits de la personne. Celui-ci ne ferait qu’augmenter les préjugés et la méfiance. (N.P.)

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