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Choisir entre le silence cloîtré ou la prison

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Choisir entre le silence cloîtré ou la prison

Une simple photo de religieuse prise dans un camp de bûcheron a guidé Claire Bergeron pour Le crime de Sœur Marie-Hosanna, son 8e roman qui plonge le lectorat québécois au début du XXe siècle.

L’écrivaine de Sainte-Rose a connu la fin du règne religieux dans les écoles et hôpitaux de la Belle Province.

«En 1970, j’avais 20 ans et plein de personnes ont alors quitté les communautés religieuses après un assouplissement des règles, prouvant ainsi qu’ils n’étaient pas là de leur plein gré», de raconter Claire Bergeron.

«Encore une fois, j’ai voulu témoigner de la place des femmes dans la société, sans négliger un suspense original et une intrigue ficelée serrée.»

 – Claire Bergeron, auteure

De Westmount à Québec

Le récit s’ébranle en 1910, quand le juge Martel, un francophone habitant Westmount, abandonne Ophélie, sa fille de 15 ans, au cloître des Augustines.

«En raison d’un crime commis, le père a laissé le choix entre le cloître ou la prison à son adolescente qui choisit la première option, relate l’auteure. Les premières années, elle va d’abord connaître la difficulté de ce lieu où l’on doit respecter le silence, puis entreprendre des cours d’infirmière.»

L’action retournera également vers le passé afin de bien comprendre l’évolution de cette famille ayant connu sa part de drames et secrets cinq ans auparavant.

Quelques squelettes seront sortis du placard, alors que celle qui se fait appeler désormais sœur Marie-Hosanna entame une longue et difficile quête de liberté, traversant notamment les répercussions de la grippe espagnole et Première Guerre mondiale.

«J’aborde des questions sociales comme la prononciation de vœux religieux et, surtout, l’importance pour les hommes d’avoir un héritier mâle à cette époque, mentionne-t-elle. C’était même quasi indispensable.»

Pour titiller ses lecteurs lavallois, l’écrivaine précise qu’un passage du livre se déroule sur le bord de la rivière des Mille-Îles, alors qu’elle fait aussi son traditionnel clin d’œil à son patelin d’origine, l’Abitibi.

Une escapade dans le train du Nord avec son frère et sa belle-sœur, ses fidèles complices dans ses recherches, a également servi à la matière romanesque.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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