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Charles Lefebvre joue au baseball depuis l’âge de deux ans et est passé par différents programmes lavallois avant de faire le saut aux États-Unis. (Photo gracieuseté)

Baseball

Charles Lefebvre et Indian Hills déjouent les pronostics

Charles Lefebvre et les Warriors d’Indian Hills ont connu une saison exceptionnelle qui s’est conclue par une participation aux Séries mondiales JUCO de baseball.

Seules 10 des 180 équipes de niveau junior college des États-Unis parviennent à participer à cette compétition chaque année. Pour se faire, elles doivent se qualifier via des compétitions de fin de saison organisées par conférence, puis au sein des districts.

«Ça faisait quelques années que notre école n’était pas classée, ce qui veut dire que nous n’étions pas dans le top 20 au pays, donc personne ne s’attendait à ce qu’on fasse grand-chose, explique celui qui a commencé à jouer au baseball avec le Delta de Sainte-Dorothée. On devait battre l’équipe classée cinquième au pays dans une série 2 de 3 pour passer au district.»

Après une défaite crève-cœur de 4 à 3 lors du premier duel, Charles et son équipe sont revenus en force en remportant les deux matchs suivants de manière décisive.

Ils ont donc obtenu une place éliminatoire pour le championnat du Midwest District où ils devaient cette fois battre deux fois Wabash Valley qui était classée première au pays.

«On a perdu le premier match contre eux, mais c’était seulement 1 à 0 jusqu’en huitième manche, donc on savait qu’on était capables de gagner, poursuit le lanceur lavallois. Il fallait donc les battre deux fois en une journée. On a pris l’avance tôt dans le premier match et ils ont dû jouer sur les talons. Je suis revenu closer même si j’avais lancé deux jours plus tôt et on a gagné 10 à 4.»

La deuxième joute du jour a aussi été dominée par Indian Hills. Ceux-ci ont signé un gain de 9 à 4 qui les a propulsés aux Séries mondiales JUCO à la surprise générale.

Expérience incroyable

Malgré ces succès retentissants contre les équipes classées première et cinquième aux États-Unis, Indian Hills a conservé son rôle de négligé lors de son arrivée à Grand Junction, au Colorado, pour la tenue du tournoi final.

Charles et ses coéquipiers ont été classés au dernier rang des équipes présentes en vue du tirage au sort et ont dû affronter Crowder (1) dès leur premier match. Encore une fois, ils surprirent les organisateurs avec une victoire de 10 à 3, ce qui leur permettait d’avoir une journée de congé et de prendre part au match de soirée du Memorial Day qui honore les anciens combattants.

«C’était incroyable, il y avait plus de 10 000 personnes dans les estrades pour le match, affirme celui qui a aussi porté les couleurs des Associés de Laval. Des avions sont passés au-dessus du terrain, il y avait des feux d’artifices et une cérémonie d’avant-match. […] Je m’entraînais dans l’enclos des releveurs et des enfants dans les estrades me demandaient de signer des cartes de moi pendant que je me réchauffais. C’est une expérience que je ne vais jamais oublier.»

Charles Lefebvre a finalement été appelé en relève en septième manche, mais son équipe s’est malheureusement inclinée par la marque de 13 à 11 face à McLennan (4) qui a éventuellement remporté le tournoi. Indian Hills s’est inclinée une seconde fois le lendemain, ce qui signifiait que leur aventure était terminée.

Selon le lanceur de 21 ans, le match émotif de la veille a joué pour beaucoup dans cette dernière défaite.

Université

Maintenant que sa saison est terminée, Charles est revenu au Québec pour l’été. Au cours des prochaines semaines, il devra prendre une décision importante pour son avenir : choisir l’université américaine où il poursuivra ses études. Cela aura aussi des répercussions sur ses chances d’être repêché par une équipe professionnelle.

Son objectif de faire sa place dans le baseball majeur a d’ailleurs motivé son choix de poursuivre son cheminement scolaire au sud de la frontière.

«On s’améliore vraiment au Québec depuis quelques années et des joueurs commencent à percer, mais tout le monde fait le saut aux États-Unis, car il n’y a pas de recruteurs ici, note-t-il. Personne ne vient nous voir, nous ne sommes pas sur la carte. La température aide aussi, car on peut jouer au baseball plus que quatre mois par année.»

Le Courrier Laval a donc profité de ce changement de sujet pour justement lui poser une question de recruteur : à quel joueur de la Ligue majeure de baseball se compare-t-il? Sa réponse fut convaincante.

«J’aime beaucoup Jacob DeGrom, conclut-il. Quand il est arrivé dans les majeures, ça n’allait pas nécessairement super bien pour lui, mais je me voyais un peu en lui; un grand avec une longue portée. J’ai toujours essayé de reproduire un peu sa mécanique et ce qu’il fait.»

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